La ménopause et la péri-ménopause: diagnostic, traitements, problèmes pratiques en médecine générale
accueil quoi de neuf? classement par spécialités cpte-rendus et doc de synthèse revue de presse outils pour la consultation sites utiles liste diffusion
rechercher sur le site programme adhérer participer à la revue de presse forum sftg paris-nord sftg nous contacter, nous écrire



SFTG PARIS-NORD: DOCUMENT DE SYNTHESE



La ménopause et la péri-ménopause: diagnostic, traitements, problèmes pratiques en médecine générale


Dr. G. Audran, Dr. V. Beau, membres de SFTG Paris-Nord

Expert: Dr. Mirabelle Detoeuf, Hôpital Necker




A consulter sur le sujet:




PLAN

  1. 1. La périménopause
  2. 2-Diagnostic de la ménopause
  3. 3-Bilan pré-thérapeutique
  4. 4-Indications et contre-indications au traitement
  5. 5-Le traitement
  6. 6-Le suivi
  7. Bibliographie

1. La périménopause

Signes cliniques

C’est la période qui précède la ménopause, marquée par des signes fonctionnels et/ou des irrégularités menstruelles. Début vers 47 ans, dure environ 3 ans.

première étape : souvent elle débute par un raccourcissement des cycles.

On distingue schématiquement trois phases:

Ces trois phases sont très intriquées, l’une pouvant provisoirement prendre le pas sur les autres.

Le diagnostic est essentiellement clinique et non biologique , les dosages hormonaux n’ont aucune utilité, parfois ils peuvent être faits dans le cadre d’un bilan de stérilité.

Traitement de la périménopause

Les contre indications sont les mêmes que le THS (même si le traitement va durer moins longtemps ?)

une indication : l’inconfort généré par les troubles fonctionnels liés à la périménopause.

Il faut hiérarchiser la gène engendrer et expliquer à la patiente la stratégie, un schéma thérapeutique peut n’être choisi que pour une période donnée et doit évoluer en fonction de la symptomatologie décrite.

Exemples :

Cycles irréguliers :

Cycles irréguliers et hyperoestrogénie :

Cycles irréguliers et signes d’hypoestrogénie : progestetif antigonadotrophique et œstrogène naturel : freination-substitution

2. Diagnostic de la ménopause

Théoriquement, la ménopause se définit par une aménorrhée d’un an. Plus l’age d’arrêt des règles est précoce, plus la probabilité de re démarrage des cycles est grande.

Plus la ménopause est précoce, plus le risque de cancer du sein est élevé.

Facteurs modifiant l’age de la ménopause :

Facteurs n’influençant pas l’age de la ménopause :

3. Bilan pré-thérapeutique

Bilan initial incontournable :

Faut-il faire un bilan plus approfondi ?

La place de l’ostéodensitométrie : cf infra

4. Indications et contre-indications du traitement

Les contre-indications formelles du traitement hormonal substitutif (THS) de la ménopause

Ne sont pas des contre-indications:

Les zones d'incertitude

L’étude WHI laissant planer un doute sur l’effet délétère du THS sur le plan cardio-vasculaire : que faire en cas de diabète ou d’insuffisance coronarienne ?

Les indications du THS

Elles sont au nombre de deux :

Ceci est à tempérer par deux facteurs importants : le désir de la patiente de suivre un THS ou non et le facteur temps (on a le temps pour instituer un THS).

Les troubles liés à la ménopause sont très variables et multifactoriels : bouffées de chaleur, irritabilité, insomnie, syndrome dépressif, troubles des phanères, sécheresse vaginale.

L’ostéoporose est une maladie diffuse du squelette caractérisée par une diminution de la masse osseuse et des altérations de la microarchitecture du tissu osseux avec pour conséquence une augmentation de la fragilité osseuse et du risque fracturaire. 30 à 40 % des femmes après la ménopause auront une fracture :

Les facteurs de risque de l’ostéoporose sont les suivants :

Le THS permet la stabilisation de la masse osseuse mais sans effet rémanent à l’arrêt du traitement : on perd le bénéfice du traitement hormonal dans l’année qui suit son arrêt.

L’ostéodensitométrie qui apprécie la masse osseuse, est la seule méthode de diagnostic fiable de l’ostéoporose.

Indications de l'ostéodensitométrie

5. Le traitement de la ménopause

1 – Les produits utilisés

Pour les progestatifs : préférer la progestérone naturelle et éviter la médroxyprogéstérone. Il est important que la prise de progestatif soit d’au moins 12 jours pour éviter la prolifération endométriale.

Les œstrogènes : Il s’agit d’œstrogènes naturels : 17 ßoestradiol se présentant sous différentes formes. Sur le plan de l’efficacité, il n’existe aucun argument pour privilégier une voie d’administration plutôt qu’une autre, mais il faut tenir compte du désir de la patiente et des pathologies associées.

En effet, si le 17 ßoestradiol n’a aucun retentissement métabolique par voie cutanée, per os, il peut entraîner une augmentation du HDL cholestérol, des triglycérides, de l’angiotensine, et une diminution de l’antithrombine III et il faut donc préférer la voie locale en cas de risque cardiovasculaire.

Le risque de cancer du sein est le même quelque soit la voie d’administration.

Pour la posologie, il est faux de dire que plus la dose d’œstrogènes est élevée, meilleure est la protection contre l’ostéoporose : il est préférable d’utiliser des doses peu élevées ou moyennes (25 à 50) car les dosages trop élevés (75 à 100) sont souvent mal supportés.

En cas de début tardif du THS, il faut donner des doses faibles.

Les associations fixes ont l’inconvénient de ne pas permettre d’adaptation posologique. Seul le CLIMASTON est formé par des œstrogènes et de la progestérone naturels. Eviter le DIVINA car il contient de la médroxyprogéstérone.

2 – Protocole de traitement

Il est préférable de débuter par un schéma avec hémorragie de privation pendant 2 ans avant de passer à un schéma sans hémorragie de privation. Dans les traitements combinés après quelques cycles, il n’y a plus d’hémorragie de privation et la dose de progestatif doit être diminuée de moitié par rapport à un traitement séquentiel. Chez les femmes hystérectomisées, le traitement oestrogénique suffit, mais en cas de mastodynies, on peut ajouter des progestatifs.

3 – Que faire en cas de problème ?

4- Durée de traitement

Après 10 ans de THS, les études ayant montré une légère augmentation du risque de cancer du sein, il existe un consensus pour limiter à 10 ans la durée du THS. Mais l’AFSSAPS vient de publier des recommandations avec des durées de 5 ans.

Que faire pour les femmes qui après 10 ans de THS ne souhaitent pas l’arrêter ? Il faut apprécier le statut mammaire : ATCD et densité radiologique. Il faut faire la part des choses avec la patiente en ce qui concerne sa qualité de vie par rapport au risque mammaire. On peut proposer un arrêt pour apprécier la persistance ou non de troubles liés à la carence oestrogénique. Si la patiente se sent nettement moins bien à l’arrêt du traitement mais assume la petite augmentation de risque de cancer mammaire on propose la reprise du THS. Si la patiente supporte bien l’arrêt du traitement, on peut le prolonger pendant 5 ans, au bout duquel l’augmentation du risque de cancer du sein a disparu, et revoir avec elle l’intérêt de reprendre le THS par rapport au risque d’ostéoporose.

6. Le suivi

7. Bibliographie




   
MeSH:
Menopause
Estrogen replacemement therapy




accueil quoi de neuf? classement par spécialités cpte-rendus et doc de synthèse revue de presse outils pour la consultation sites utiles liste diffusion
rechercher sur le site programme adhérer participer à la revue de presse forum sftg paris-nord sftg nous contacter, nous écrire

Nous adhérons aux principes de la charte HONcode de HON Nous adhérons aux principes de la charte HONcode. Vérifiez ici.