SITUATION ACTUELLE
Prévalence des troubles psychiques
en France
- Troubles anxieux : 13% Les troubles anxieux motivent 1/3
des consultations auprès des généralistes.
- Insomnie : 20 à 40%
- États dépressifs : 10 % 13,7% des consultants
à Paris sont déprimés
Prescriptions et consommations
- Consommation de BZD 10% des Français
- 32 % des plus de 65 ans à domicile et 42 % des
plus de 65 ans en institution
- Les tranquilisants sont prescrits par le généraliste
dans 85% des cas (Rapport Zarifian 95)
Mais une étude récente sur 525 patients de
généralistes en Région Parisienne (Leblanc
et Huas 96) montre que:
- 11% seulement des ordonnances de MG comportent un anxiolytique
et/ou un hypnotique
- 2% représentent un premier traitement
- 2/3 des nouveaux traitements seront renouvelés
au delà de 2 mois. L'insomnie est le motif principal de
renouvellement .
Motifs de prescription par les généralistes:
Insomnie 64% Anxiété 49% , états dépressifs
30%
PSYCHOTROPES
Depuis 40 ans la psychopharmacologie n'a pas connu de grande
révolution, horrmis une meilleure connaissance du mode
d'action des psychotropes et un réel progès de
la pharmacovigilance.
Les laboratoires ont commercialisé de nombeux produits,
et pourtant les premiers antidépresseurs et neuroleptiques
sont toujours d'actualité.
Shématiquement il faut garder à l'esprit
les éléments suivants pour obtenir le meilleur
rapport bénéfices/ risques avant de prescire un
produit:
Bénéfices de la prescription
d'un psychotrope ?
- Action sur les symptômes ? psychiques ? somatiques
primaires ou et secondaires ?
- Évitent une hospitalisation ( problème de
coût)
- Prévention des rechutes ?
- Retour du lien social ?
- Retour de la parole?
- Possibilité d'une psychothérapie ?
- Action durable ?
Risques de la prescription d'un psychotrope
?
- Effets secondaires ? réversibles irréversibles
- Toxicité en cas de prise massive ?
- Toxicité en cas d'interactions médicamenteuses?
- Aggravation de l'état psychique ?
- dépendance ?
- rechutes plus fréquentes ?
- effets propres du produit ?
- psychothérapie rendue plus difficile ?
LES PSYCHOTROPES MIS À NOTRE
DISPOSITION
1-Les anxiolytiques:
- 1-1 Les BZD
- 1-2 Carbamates
- 1-3 Hydroxysine
- 1-4 Buspirone
- 1-5 associations
- 1-6 autres molécules anxiolytiques
2 Les hypnotiques:
- 2-1 BZD
- 2-2 Molécules apparentées
aux BZD
- 2-3 Phenothiazines antiH1
- 2-4 -Associations :
- 2-5-Barbituriques :
3 -Les antidépresseurs
- 3-1 IMAO classiques non selectifs
et irréversibles:
- 3-2 Nouveaux IMAO : sélectifs
et réversibles de la MAO (A)
- 3-3 Tricycliques classiques : imipramine
et dérivés
- 3-4 Nouveaux tricycliques et apparentés
- 3-5 Non cycliques non IMAO
- 3-6 les IRS sélectifs
- 3-7 Substances à activité
antidépressive
4- Les thymorégulateurs
- 4-1 Lithium
- 4-2 Anti épileptiques : Tégrétol
Dépamide Rivotril
5- Les neuroleptiques
- 1-Phénothiazines
- 2-Butyrophénone
- 3- Benzamides
- 4-Thioxanthènes
- 5-Autres molécules
1-Les anxiolytiques:
1-1 Les BZD : chefs de file
des tranquilisants
Acides très lipophiles qui se fixent sur des sites
membranaires liés aux récepteurs GABA
Effets : Anxiolytiques et
sédatifs , myorelaxants, anticonvulsivants
Indications:
- Restent le meilleur traitement de l'anxiété
(+-manifestations somatiques)
- Ne préviennent pas les " troubles obsessionnels
compulsifs" et les troubles paniques (névrose d'angoisse
), exepté le Xanax ( alprasolam) .
- Dans la dépression avec anxiété,
mieux vaut donner un ATD sédatif en sachant qu'au bout
de 10 jours les ATD sont anxiolytiques( il n'existe pas d'étude
prouvant que la bithérapie est plus efficace)
Pharmacocinétique
- Absorption variable, allant de 30 mn ( Rohypnol) à
6 h
- (la voie IM n'est pas plus rapide que per os pour le valium)
- Le pic plasmatique après absorption peut varier
de 1 H (Tranxène, Valium) à 4 H (Lysanxia)
- Métabolisme hépatique , élimination
rénale
- Risque d'accumulation en cas d'hypoprotidémie (patients
âgés)
- La demi-vie plasmatique peut varier de 4 à 77 heures
selon la molécule
|
Vératran |
clotiazépam |
4 h |
cp. sec.
5 mg 10 mg |
|
Seresta |
oxazepam |
8 h |
cp. sec
10 mg ,.50 mg |
|
Temesta |
lorazepam |
12 h |
cp sec
1 mg , 2,5 mg |
|
Xanax |
alprazolam |
12 h |
cp sec 0.25 mg
0,50 mg |
|
Lexomil |
bromazépam |
20 h |
cp. sec. 6 mg |
|
Librium |
chlordiazépoxide |
23 h |
cp. 5 mg
gél. 10 mg |
|
Urbanyl |
clobazam |
30 h |
gél. 5 mg
cp 10, 20 mg |
|
Tranxène |
clorazépate-K |
55 h |
gél. 5,10,50 mg
amp 30 mg |
|
Nordaz |
nordazepam |
55 h |
cp séc.
7.5 mg, 15 mg |
|
Valium |
diazépam |
55 h |
cp sec 2 mg,
5 mg, 10 mg
amp. 10 mg |
|
Lysanxia |
prapezam |
65 h |
cp. sec.
10 mg, 40 mg
gouttes 1/2 mg par goutte |
|
Victan |
loflazépate |
77 h |
cp. 2 mg |
Les BZD utilisées comme hypnotiques ont une
demi-vie courte évitant en principe les effets résiduels
du matin (somnolence ,amertume, sécheresse nasale et xérostomie,troubles
mnésiques)
Contre-indications
- Myasthénie , insuffisance respiratoire décompensée,
apnées du sommeil , hypersensibilité connue aux
BZD
- Insuffisance hépatique, insuffisance rénale
Effets secondaires mineurs
qui disparaissent en quelques jours ou imposent une réduction
posologique:
- Troubles de la vigilance; apathie et somnolence diurne
- Sensation d'ébriété, vertiges, maladresses
motrices,
- Troubles de la mémoire :
Ils sont surestimés en dehors du début du
traitement où ils sont liés à la sédation
(sauf pour Temesta , Halcion, Rohypnol)
- Diminution du temps de réaction au volant
- Amertume et sécheresse buccale , sécheresse
nasale.
Autres effets notés
- Rebond anxieux paradoxal avec excitation et troubles du
caractère
- Chez les personnes âgées: hallucination hypnagogiques,
sensations d'étrangeté, cauchemars
Effets secondaires sévères
par surdosage:
- Dysarthrie, troubles de la marche, tremblements fins,
obnubilation, hyporéflexie voire confusion mentale ++
- Chute par excès de myorelaxation chez les personnes
âgées--> fractures
Abus de consommation- pharmacodépendance
- Facteurs de risque :
- - produits d'action rapide et de 1/2 vie courte (hypnotiques)
- - doses élevées et longue durée de
consommation
- - âge avancé
- - conduite addictive (alcool, tabac, boulimie), troubles
de la personnalité (type obsessionnel), névrose
d'angoisse
- -pathologie somatique associée
- La pharmacodépendance associe:
- - La tolérance aux produits nécéssitant
l'augmentation des posologies.
- - La dépendance physique avec syndrôme de
sevrage
- Risque de 25% à 50% si traitement de plus d'un
an
-La dépendance psychique --> chez les patients
à risque:
- les polytoxicomanes
- les toxicomanes aux médicaments exclusifs (femmes
alcooliques surtout )
- les usagers chroniques "toxicomanes qui s'ignorent"
(obsessionnels).
Le syndrôme de sevrage:
- Apparaît en 24-48H avec BZD à demi-vie courte
et 4-6 jours avec BZD à demi-vie longues Peut durer un
mois
- Signes physiques:Douleurs musculaires, fasciculations,
trembements, vertiges , céphalées, palpitations,
troubles de la vue, nausées , anorexie, douleurs abdominales
- Sensoriels: Hyperesthésie sensorielle (tactile,
olfactive, visuelle)
- Neuro psychiques : Agitation, impatience, insomnie, dysthymie,
dysphorie anxieuse, rebond anxieux, idées suicidaires,
dépersonnalisation voire état confuso-délirant
ou crise d'épilepsie surtout avec les BZD à demi-vie
courte
------> Bien prescrire idéalement
les BZD:
- Plus petite dose possible mais efficace avec arrêt
progressif
( certaines poso sont égales au placebo Valium=
10 mg, Tranxène 10 mg ).
- Prescription courte et arrêt dégressif.
- Eviter la dépendance:
En repérant
- l'anxiété symptôme d'une affection
psychiatrique
-Les patients à risque de dépendance
--> prescrire d'autres molécules : antihistaminiques
(Atarax, Théralène), ATD sédatifs (Laroxyl),
neuroleptiques à faibles doses (Tercian, Nozinan ,Melleril).
En evitant les hypnotiques BZD
La durée du traitement est réglementairement
limitée ( loi du 7 octobre 1991): 12 semaines maxi pour
tous les tranquilisants sauf pour l' Halcion (2 semaines) et
autres hypnotiques(4 semaines)
1-2 Carbamates
Equanil meprobamate 6 à16
H cp à 250 et400 mg ampoules à 400 mg
Méprobamate meprobamate
cp à 200 mg
Risque élévé de dépendance,
potentiel létal élevé en cas de prise massive,
inducteur enzymatique (comme les barbiturique). Troubles confuso-oniriques
en cas de sevrage brutal
1-3 Hydroxysine
ATARAX Hydroxysine 19 à
39 H cp à 25, 100 mg sirop 2mg/ml amp 100mg /2ml
Pas de dépendance mais efficacité moins documentée
1-4 Buspirone
BUSPAR buspirone 3 H cp à
10 mg
- Antagoniste serotoninergique ( 5 HT1A)
- Pas de dépendance mais efficacité moins
constante ( surtout chez les patients ayant pris des BZD avant)
et non immédiate (quelques jours)
- Pas de troubles mnésiques pas de sédation,
pas d'interaction avec l'alcool, pas de syndrôme de sevrage
Chef de file de nouveaux produits prometteurs (anxiolytiques
avec effet antidépresseur) ( la gépirone etc..
) .
1-5 Associations
ATRIUM febarbamate-difébarbamate-phénobarbital
50 mg-35mg-15 mg
Conjugue les effets secondaires sans efficacité
supérieure aux BZD
1.6 autres
COVATINE captodiame cp à
50 mg
STRESAM etifoxine gel à
50 mg
Le stresam est une benzoxazine et a les mêmes CI
que les BZD
2. Les hypnotiques:
Indications:
Identifier le trouble du sommeil
- - difficultés d'endormissement de plus de 30 mn
- - réveils fréquents avec difficultés
à se rendormir
- - sommeil non réparateur avec réveil pénible
- - l'hypnogramme ( EEG) est perturbé avec réduction
des temps de sommeil profond et paradoxal
Différencier
- - l'insomnie transitoire occasionnelle ( inférieure
à 3 semaines): c'est la meilleure indication des hypnotiques
- - de l'insomnie chronique qui est souvent plurifactorielle
--> traiter les causes somatiques ; algies, prurit,
dyspnée ect...
--> dans 35% des cas elle est secondaire à une
pathologie psychiatrique.
Les insomniaques chroniques traités ont un sommeil
moins long et de plus mauvaise qualité que les patients
identiques non traités.+++
Bien prescrire
- traitement de durée courte à la plus petite
dose possible avec arrêt progressif (par 1/4 cp) et réévaluer.
- Expliquer au patient la nécessité de limiter
la durée de traitement et l'existence du possible effet
rebond à l'arrêt du traitement.
- Insister sur l'hygiène du sommeil (horaires régulières,
durée au lit limitée, et détente avant le
coucher)
- Eviter en cas de troubles anxieux de prescrire un sédatif
au moment du coucher pour éviter un conditionnement associant
anxiolytique et sommeil.
- En cas de facteurs de risques de dépendance utiliser
plutôt: Stilnox ou Imovane, Laroxyl voire Melleril, Tercian,
Nozinan à faibles doses
- -prendre le temps de consultatons spécifiques +++
Le sevrage de l'hypnotique
chez l'insomniaque chronique
- prendre le temps de consultatons spécifiques +++
- Est-ce utile ? (personnes âgées )
- situer le symptôme "insomnie" parmi dautres
symptômes
- structure /personnalité âge du patient
- conseil d'hygiène et soutien psychothérapique
centré sur la verbalisation et la restauration de l'imaginaire
++
- réduction des doses d'1/4 par palier de 1 à
2 semaines
- prise en charge particulière des toxicomanies aux
hypnotiques
- utilisation du Théralène( 20- 30 gouttes
le soir) du Tercian ( 5 à 25 mg) éventuellement
du Tégrétol pour diminuer le sydrôme de sevrage
aux BZD
2-1 les hypnotiques BZD
|
spécialité |
DCI |
1/2 vie |
présentation |
|
HALCION |
triazolam |
2.7 h |
cp sec
0.125 mg |
|
HAVLANE |
loprazolam |
8 h |
cp sec 1 mg |
|
NORMISON |
temazepam |
8 h |
caps
10 mg;20 mg |
|
NOCTAMIDE |
lometazepam |
10 h |
cp sec
1 mg; 2 mg |
|
NUCTALON |
estazolam |
14 h |
cp sec 2 mg |
|
ROHYPNOL |
flunitrazepam |
20 h |
cp sec
1 mg 2 mg |
|
MOGADON |
nitrazepam |
23 h |
cp sec
5 mg |
CI majeures : allergie aux
BZD et insuffisance respiratoire sévère
Effets notés
- Toxicomanie au Rohypnol pour son effet d'euphorie avec
levée d'inhibition, obnubilation et amnésie antérograde
à fortes doses
- Syndrôme " d'amnésie- automatisme
" avec l'Halcion 0,5mg (retiré du marché)
2-2-Molécules apparentées
aux BZD
Car elles se fixent sur le même complexe macromoléculaire
(recepteur GABA-canal chlore) favorisant la pénétration
du chlore dans les neurones
|
STILNOX,
IVADAL |
zolpidem |
2.4 h |
cp sec
10 mg |
|
IMOVANE |
zopiclone |
5 h |
cp sec
7.5 mg |
Elles ont le meilleur rapport bénéfice/ risque
Peu ou pas de dépendance mais n'agissent pas sur
l'anxiété (causes d'echec). Un effet résiduel
est fréquemment rapporté pour l'Imovane; sensation
d'amertume buccale.
2-3-Phenothiazines
Antihistaminiques (neuroleptiques cachés) ne donnant
pas de dépendance ni de troubles mnésiques mais
dont les effets résiduels sont importants et l'efficacité
moindre.
|
THERALENE |
alimemazine |
4 h |
cp 5 mg |
|
NOPRON |
niaprazine |
4.5 h |
15 mg / cuill.mes |
|
NOCTRAN 10 |
chlorazepate di-K
acepropetazine
acepromazine |
10 mg
7.5 mg
0.75 mg
|
|
MEPRONIZINE |
meprobamate
aceprometazine |
400 mg
10 mg |
2-5-Barbituriques : à
exclure à cause des nombreux effets secondaires; Toxicomanogènes,
potentiel létal , induction enzymatique+++
3 -Les antidépresseurs
Conditions de prescription :
1-Diagnostic de dépression:
- Troubles de lhumeur et ralentissement psychomoteur
pendant plus de 15 jours et risque suicidaire à évaluer
en fonction du contexte et des antécédents.
- Attention aux dépressions masquant une maladie
somatique (10%)
- Attention aux dépressions au cours de maladies
somatiques (20%)
2-Possibilité d' obtenir une
compliance thérapeutique du patient.
3-Prescription accompagnée
d'un soutien, d'une empathie.
4- Ne pas changer d'ATD avant 4 semaines
(début d'action thérapeutique différé
: 7 à 28 jours)
5-Évaluation régulière
et poursuite du traitement au moins 4 mois après la rémission
des symptômes ( soit une durée totale de 9-12 mois).Attention
aux rechutes fréquentes dans les deux mois qui suivent
l'arrêt du traitement ( 50%)
Indications des ATD
- Mélancolie
- Dépression névrotique et saisonnière
( si faible ATD peu efficaces)
- Dépression masquée par des symptômes
somatiques
- Dépression au cours d'affections organiques
- Troubles dysthymiques ( si faibles ATD peu efficaces )
- "TOC" (IRS et clomipramine) et "Troubles
paniques" (immipramine et clomipramine )
- Algies rebelles (douleurs de désafférentation)
(TC et IRS)
Choisir un ATD
- le mode d'action n'est pas assez opérant en clinique
pratique
- comptent :
- l' efficacité ; plus importante avec les imipraminiques
- les effets secondaires ; plus importants avec les IMAO
- la toxicité ; plus importants avec les imipraminiques
3-1 IMAO classiques
non selectifs et irréversibles:
|
MARSILID |
iproniazide |
cp sec
50 mg |
100 mg/j |
|
NIAMIDE |
nialamide |
cp sec
25 mg |
150 à 200 mg /j |
Largement supérieurs aux autres antidépresseurs
sur le rétablissement des capacités hédoniques,
leur effet stimulant est puissant
Contre-indications : HTA et
insuffisance hépatique, très nombreuses associations
médicamenteuses interdites (vasopresseurs, anesthésiques,
opiacés etc..)
Rémanence très
longue de l'inhibition de la MAO +++
Accidents majeurs: HTA maligne
compliquées d'hemorragies cérébrales consécutives
aux associations médicamenteuses ou à l'absorption
de tyramine ( fromage: cheese effect)
3.2 Nouveaux IMAO :
sélectifs et réversibles de la MAO (A)
La MAO type A: désamine la noradrénaline
et la sérotonine
La MAO type B: désamine la dopamine (IMAO B = sélégiline
)
|
HUMORYL |
toloxatone |
gel 200 mg |
600 mg/j |
|
MOCLAMINE |
moclobémide |
cp sec
150 mg |
450 mg /j |
De maniement plus facile avec une poso maxi atteinte en
3-4 jours, mais d'efficacité moindre
La Moclamine est plus efficace (effet stimulant) que l'Humoryl
mais semble responsable d'HTA réversibles rares
3.3 Tricycliques classiques
: imipramine et dérivés
- Efficacité constante (70%) mais délai d'action
de 15 jours minimum
- L'Anafranil est assez stimulante et a en plus de l' effet
adrénergique de l'imipramine un effet serotoninergique
: utilisée à 40-100mg pour les troubles paniques
et 200-300mg pour les TOC
|
TOFRANIL |
imipramine |
cp 10mg, 25 mg,
amp 25 mg, 100 mg |
|
ANAFRANIL |
clomipramine |
cp 10 mg, 25 mg, 75 mg, amp 25 mg, 100 mg |
|
LAROXYL |
amitriptyline |
cp 25 mg, 50 mg, gttes 4%, amp 25 mg, 100 mg |
|
ELAVIL |
|
cp 10 mg, 20 mg, 100 mg |
|
INSIDON |
opipramol |
cp 50 mg, 150 mg |
|
KINUPRIL |
quinupramine |
cp sec 2.5 mg,
cp 7.5 mg |
|
PERTROFRAN |
desipramine |
cp 25 mg, 75 mg |
|
PROTHIADEN |
dosulépine |
gel 25 mg
cp 75 mg, 100 mg |
|
QUITASON |
doxépine |
cp sec 10 et 20 mg
gttes 1 %
amp 25 mg, 100 mg |
|
SINEQUAN |
|
gel 10mg, 20 mg, 50 mg, 100 mg |
|
SURMONTIL |
timipramine |
cp 10 mg, 36 mg
amp 25 mg, 100 mg |
Contre-indications :
- Glaucome par fermeture d'angle,
- Adénome et troubles urétro-prostatiques,
- IDM récent
Modalités d'utilisation:
- - NFS -transaminases- ECG - avant traitement
- - Penser au dosage plasmatique d'Immipramine ou de Clomipramine
pendant le traitement.
- - Doses minimales efficaces atteintes progressivement
et arrêt dégressif en fin de traitement.
Effets secondaires des immipraminiques
:
Les plus fréquents; liés
à l'effet atropinique:
- Nausées, vomissements
- HypoTA orthostatique-> chute chez personnes âgées-->fractures
- Lenteur, somnolence, tremblements fin des extrémités
Autres effets moins constants:
Liés à leffet atropinique
- Xerostomie , constipation voire iléus avec fécalome
- Rétention d'urines, vision troublée par
mydriase aréactive
- Troubles de la mémoire ; surestimés, liés
à la sédation et à l'effet atropinique mais
aussi à la dépression elle-même .
- Effets cardiaques:
Tachycardie - induction d'une arythmie ( attention à
l' association aux quinidiniques et aux patients IC)
Autres effets secondaires
- Vertiges, ataxie, état confuso-délirant
(surtout si autres atropiniques associés), effet oréxigène,
abaissement du seuil épileptogène
- Ictère par rétention réversible ,
leucopénie
- Toxicité cardiaque surtout:
1°signe= élargissement de QRS puis TV
en cas d'absorption massive : rapidement létal par
arrêt respiratoire et dépression du SNC
Syndrôme de sevrage
possible si arrêt brural (20_50%):
troubles digestifs, troubles du sommeil, excitation maniaque,
akathisie, dyskinésie, syndrôme Parkinsonien
3-4 Nouveaux tricycliques et apparentés
Proches de l'imipramine mais sans ou avec moins d'effets
atropiniques
( mêmes précautions) et surtout moins éfficaces
|
DEFANYL |
amoxapine |
cp 50 mg; 100 mg
sol 50 mg/ml |
100 à 400 mg/j |
- molécule proche du Loxapac : rares effets extra
pyramidaux
- effet sur l'insomnie (IRS)
|
TINORAN |
demexiptiline |
cp 25 mg |
50 à 100 mg/j |
- plutôt stimulant et ayant très peu f'effet
atropinique
|
SURVECTOR |
amineptine |
cp 100 mg |
100 à 300 mg/j |
- rare dopaminergique très psychostimulant
- utilisable chez les personnes âgées ( dépression
= déficit en dopamine?)
- attention aux patients toxicophiles, risque de dépendance
- hépatites possibles
CI : insuffisance hépato
cellulaire., atcd d'hépatites,IMAO .
|
STABLON |
tianeptine |
cp 12.5 mg |
25 à 75 mg/j |
- anxiolytique et peu sédatif avec très peu
d'effets latéraux
|
LUDIOMIL |
maprotiline |
cp 25 mg,75 mg
sol 20 mg/ml
amp 25 mg, |
100à 250 mg/j |
- tétracyclique sédatif: prise vespérale
- assez atropinique++ , toxicité cardiaque, orexigène
|
ATHYMIL |
mianserine |
cp 10 mg, 30 mg |
30 à 90 mg/j |
- sédatif très bien toléré
3-5 Non cycliques non IMAO
- Pas toxiques , peu d'effets secondaires et assez efficaces
mais jamais supérieurs en efficacité aux TC ou
IMAO
|
CLEDIAL |
medifoxamine |
cp 50 mg |
150 à 300 mg/j |
stimulant dopaminergique bien toléré
|
VIVALAN |
viloxazine |
cp 100 mg
cp 300 mg LP
amp 100 mg |
300 à 600 mg/j |
- stimulant noradrénergique pouvant être anxiogène
(surtout pour les cp à 100mg)
|
PRAGMAREL |
trazodone |
gel 25 mg
cp 100 mg
sol 25 mg/ml |
75 à 300 mg/j |
- puissant, il peut être responsable de priapisme
3-6 les IRS sélectifs
- ATD ayant le meilleur rapport bénéfice/
risque grâce a une excellente tolérance et une efficacité
particulière dans les dépressions graves (moindre
que celle des imipraminiques mais comparable à celle des
IMAO )
- actifs sur les troubles du comportement alimentaire ++
- AMM pour les TOC à 60 mg pour le Prozac et 300mg
pour le Floxyfral avec un délai d'action de 5 à
10 semaines.
|
PROZAC |
fluoxetine |
gel 20 mg, sol 20 mg pour 5 ml |
10 à 60 mg/j |
|
FLOXYFRAL |
fluvoxamine |
cp sec 50 mg, 100 mg |
100 à 300 mg/j |
|
DEROXAT |
paroxetine |
cp sec 20 mg |
10 à 60 mg/j |
|
ZOLOFT |
sertraline |
gel 50 mg |
100 mg/j |
|
SEROPRAM |
citalopram |
cp sec 20 mg |
10 à 60 mg/j |
- Le Floxyfral est le plus sédatif et son dosage
est à revoir (400 mg?).On note également une intolérance
digestive plus marquée en début de traitement avec
ce produit .
- le Prozac peut être stimulant voir anxiogène
en début de traitement. Il a une 1/2 vie longue ( 7-15j)
permettant d'espacer les prises à 1jour sur 2 ou 3 jours
.
Effets secondaires mineurs des IRS:
DIGESTIFS
- Nausées , diarrhées
- Tremblements Céphalées Agitation
- Perte de poids par anorexie
Le syndrôme serotoninergique
- en cas de surdosage ou association (IMAO, Lithium, TC):
- confusion-agitation -hypomanie
- tremblements- myoclonie- rigidité-hyperreflexivité
- Troubles végétatifs et diarrhée
3-7 Substances à activité
antidépressive
|
CONFLICTAN |
oxoflazone |
sol 2% |
15 à 30 mg/j |
|
CANTOR |
minaprine |
|
100-300 mg/j |
Conflictan présenté comme un antidépresseur
sérotoninergique depuis 20 ans
le Cantor est un stimulant cholinomimétique non
antidépresseur intéressant chez les personnes âgées
CI : épilepsie
3-8 D'autres substances ont une action
sur thymosthénique:
Prazinil (Carpipramine) dérivé tricyclique
lointain et neuroleptique caché, inhibiteur des 5HT2,
ayant un effet désinhibiteur
La gépirone inhibiteur des 5HT1 ( famille du Buspar
non commercialisé)
Le Xanax (alprazolam) serait stimulant il a été
étudié comme ATD
4 Les thymorégulateurs
4.1 Lithium
|
TERALITHE |
carbonate de lithium |
cp 250 mg (6.8 meq)
LP 400 mg (10.8 meq) |
|
NEUROLITHIUM |
gluconate de lithium |
amp buv 5 et 10 ml (5 et 10 meq) |
Indications:
- Troubles thymiques bipolaires ( 65% de réponses,
20% de rémission totale )
- Accès maniaques légers (efficaces en 6 jours)
- Troubles dépressifs reccurents unipolaires ( sauf
si ameliorés par immipraminiques précédemment)
Dépressions résistantes
- Indications non validées : états d'agressivité
sans trouble de l'humeur, troubles de l'humeur chez le schizophrène,
alcoolisme
Contre-indications :
Grossesse , cardiopathie, HTA, comitialité , insuffisance
rénale, dysthyroïdie, hypersensibilité connue,
prises de diurétiques, d'IEC, d'AINS
Modalités d'utilisation:
- Sélection du patient:
- Test de grossesse , pilule, et prise de médicaments
contre-indiqués Créatinine et clairance, protéinurie.
TA, ECG après 50 ans .
- Commencer par 10 à 20 mEq / jour soit 1 à
2 Théralithe LP 400/ J ou 1 à 2 ampoules de Neurolithium
à 10 ml /j
- Doser la lithémie avant la prise du matin deux
fois par semaine pendant un mois, puis une fois par mois , deux
mois , puis tous les 2 à 6 mois
- lithémie efficace = entre 0,5 et 0,8 mEq/l
- lithémie basse = entre 0,4 et 0,6 mEq/l associée
à plus de rechutes
- lithémie haute = sup à 0,8 mEq/ l = effets
indésirables et toxicité
- Durée du traitement : fixée à trois
ans par l'Andem. Le traitement doit être reconsidéré
pour la suite.
- A l'arrêt du traitement : 25% de rechute avant trois
mois, 54% dans l'année mais pas de syndrôme de sevrage
à l'arrêt brutal du traitement.
Effets indésirables mineurs
du Lithium réversibles à l'arrêt.
- Nausées , soif
- Tremblements fins des mains corrigés par le propanolol
(25 à 50%).
- Troubles de l'équilibre, somnolence, constipation,
asthénie, et eruptions maculo-papuleuse.
- Prise de poids (75%) Acné, psoriasis.
- Syndrôme polyuro-polydipsique dose-dépendant
imposant une réduction de posologie mais surtout pas une
restriction hydrique.
- Troubles thyroidiens, surtout hypotyroidie.
-
Effets indésirables majeurs
et intoxication.
Apparaissent quand la lithémie atteint 1,5 mEq/l.
Favorisés par toute situation qui tend à
augmenter la réabsorbtion tubulaire du lithium (déplétion
sodée, prise de diurétiques AINS, IEC
- Annoncé par des nausées, des vomissements,
une diarrhée
- Puis des tremblements de plus grandes amplitudes
- Fasciculations, une irritabilité musculaire ( ROT
vifs)
- Ou une sédation excessive avec des troubles cognitifs.
- Puis viennent des signes neurologiques francs;
- Ataxie , hypertonie avec hyperextension des membres, Syndrômes
de localisation , dysarthrie, troubles de la conscience, confusion,
coma et dépression respiratoire
Tenir 24H ,(demi-vie du lithium), alcalinisation des urines,
diurèse osmotique+ NaCl
Associations déconseillées
:
- IRS à cause du risque de syndrôme sérotoninergique
- Neuroleptiques (syndrôme confusionnel)Tégrétol
(syndrôme cérébéleux).
Associations INTERDITES :
AINS IEC DIURÉTIQUES
4.2 Tégrétol
|
TEGRETOL |
carbamazepine |
48 h |
cp sec 200 mg
200 mg LP
400 mg LP |
Utilisé comme anti epileptique (1961) puis dans
les névralgies faciales essentielles (1962) et depuis
1975 pour les troubles de l'humeur
Indications:
- Prévention des récidives de la PMD ( 400
à 800 mg )
- Accès maniaques : à 600-120O mg/j , delai
d'action de 10 jours, aussi efficace que le Largactil chez les
patients réfractaires au lithium.
- Moins efficace que les antidépresseurs classiques
dans la dépression
- ( 30% de réponse versus 70%)
- N'a pas l'AMM dans les schizophrénies dysthymiques
(lithium)
- A été utislisé avec succès
dans l 'agressivité des schizophrènes.
Métabolisme hépatique- inducteur enzymatique++
Effets indésirables et CI:
Agit comme un tricyclique anticholinergique ( CI= BAV,
glaucome angle fermé, adénome prostatique):
------> sédation excessive, troubles de l'équilibre,troules
de l'accomodation effets atropiniques, confusion agitation chez
les personnes âgées.
Agranulocytose , anémie , thrombocytémie
Modalités d'utilisation
NFS- transa avant traitement
Traitement au long court nécessaire avec surveillance
de la Tégrétolémie surtout au début
pour ajuster les doses à cause d'une auto induction enymatique
( Nl= 4 à 10 mg/l)
Associations à craindre:
IMAO, dépamide, macrolides 1° gén, Inhib.
Calciques, Lithium --> augmentent la Tégrétolémie.
4.3 Dépamide
Action thymorégulatrice mal documentée ,
efficacité préventive des rechutes de PMD= lithium
|
DEPAMIDE |
valpromide |
cp 300 mg |
600-1200 mg/j |
derivé de l'acide valproïque----> surveillance
hépatique et NFS++
- 4-4 Rivotril
|
RIVOTRIL |
clonazepam |
cp 2 mg
gttes 0,1 mg |
10 à 60 mg/j |
BZD à effet thymo régulateur anecdotique
et non documenté, intérêt dans les accès
maniaques associés aux neuroleptiques
5 Les neuroleptiques
Depuis 35 ans (Delay-Deniker) la définition des
neuroleptiques n'a pas changé; substances ayant 5 propriétés
:
1-Indifférence psychomotrice sans altération
des facultés intellectuelles et de la conscience.
2-Réduisent l'agitation, l'excitation psychique,
l'agressivité et l'impulsivité des psychotiques,
les états maniaques.
3-Action sur les délires, les hallucinations, la
bizarrerie du comportement et de la pensée. Stimulent
les états déficitaires et autistiques
4-Effets secondaires extra-pyramidaux et végétatifs
5-Effets sous-corticaux dominants
L' activité anti psychotique semble liée
à l activité blocante des récepteurs
post-synaptiques de la dopamine (il existe 5 types de recepteurs)
Trois propriétés guident le choix des produits
en France : ( aux USA on utilise les équivalents- Chlorepromazine
)
- Sédatif: action immédiate
- Antipsychotique: action retardée
- Antidéficitaire ou désinhibiteur : action
retardée ( moins constamment efficace)
- Certains produits sont bipolaires ; antidéficitaires
à faible dose et antipsychotiques à forte dose
( Solian 50 mg/j et 200 mg /j)
Exemples de doses sédatives efficaces en phase aigüe
:
- Largactyl 300 mg
- Haldol halopéridol 15 mg
- Melleril 800 mg
- Action antidéficitaire à faible dose de
certains produits
- Dogmatil 100-300 mg
- Solian 50 mg
- Moditen 5 mg
Modalités d'utilisation :
- Grossesse et allaitement: déconseillé mais
possible. A éviter chez les enfants
- A éviter chezles personnes âgées(
dyskinésies irréversibles plus fréquentes)
- Respecter les indications: excitations au cours des psychoses,
shizophrénies, psychoses délirantes et hallucinatoires
- Monothérapie à dose minimale efficace et
progressive
- Association aux ATD (éviter le lithium) réservée
aux dépressions délirantes
- Durée limitée à 6 mois dans les bouffées
délirantes, arrêt progressif.
- En cas d'agitation aigue:Voie IM ( Barnétil, Droleptan,
Clopixol action semi prolongée) mais attention risque
de mort subite et de torsades de pointe (avec Barnetil) chez
des patients ayant un poul < 65/mn , hypokaliémie,
antiarythmiques classe I, BB- , digitaliques, clonidine , immipramine
- On peut aussi faire boire les ampoules injectabes
- Cure prolongée?
- En IM tous les 15 jours ou tous les mois ( sauf Semap
en cp par semaine)
- Chez les schizophrènes ayant de nombreuses rechutes,
avec désocialisation
- Chez les patients aux graves troubles du comportement
nécessitant des doses importantes et de longues durées
d'hospitalisation.
- Alternative: surveillance sans traitement et reprise si
rechute.
20 à 25 % des schizophrènes sont "résistants"
au traitements neuroleptiques actuels.
Il existe 4 familles principales: les phénothiazines,
les butyrophénones, les benzamides substituées
et les thioxanthènes.
1 phénothiazines
|
LARGACTIL |
chlorpromazine |
25-150 mg |
sédatif |
|
NOZINAN |
lévopromazine |
25-400 mg |
sédatif |
|
TERCIAN |
cyamemazine |
25-600 mg |
sédatif |
|
MELLERIL |
thioridazine |
10-200 mg |
sédatif |
|
NEULEPTIL |
propériciazine |
10-200 mg |
sédatif |
|
PIPORTIL |
pipotiazine |
10-30 mg |
intermédiaire |
|
MODITEN
MODITEN AP |
fluphénazine
fluph. oenantate |
25-300 mg |
déshinibiteur
action prolongée |
|
MODECATE |
fluphenazine décanoate |
25-150 mg |
déshinibiteur
action prolongée |
|
MAJEPTIL |
thipropérazine |
5-30 mg |
déshinibiteur
action prolongée
|
|
TRILIFAN R |
perphénazine |
25-300 mg/15 j |
intermédiaire |
|
TERFLUZINE |
thioflupérazine |
100-600 mg |
déshinibiteur |
|
THERALENE |
alimemazine |
5-40-200 mg |
sédatif |
2 Butyrophénones
|
DROLEPTAN |
dropéridol |
15-20 mg per os
10 mg/inj |
sédatif |
|
SEMAP |
penfluoridol |
20-60 mg |
action prolongée
déshinibiteur |
|
DIPIPERON |
pipampérone |
20-120 mg |
sédatif |
|
TRIPERIDOL |
triflupéridol |
0.5-3 mg
4-6 mg |
sédatif
déshinibiteur |
|
HALDOL |
halopéridol |
1-40 mg |
sédatif |
|
HALDOL décanoas |
halopéridol |
50-300 mg |
sédatif
action prolongée |
|
ORAP |
pimozide |
1-16 mg |
intermédiaire |
3 Benzamides
|
BARNETIL |
sultopride |
|
sédatif |
|
TIAPRIDAL |
tiapride |
300-1200 mg |
sédatif |
|
SOLIAN |
amisulpiride |
50-250 mg
600-1200 mg |
déshinibiteur
|
|
DOGMATIL |
sulpiride |
200-600 mg
800-1600 mg |
déshinibiteur
sédatif |
4 thioxanthènes
|
CLOPIXOL
CLOPIXOL AP |
zuclopenthixol
décanoate |
5-20 mg
200-400 mg/mois |
intermédiaire
action prolongée |
|
FLUANXOL
CLOPIXOL AP |
flumenthixol
décanoate |
20-80 mg
20-80 mg/15 j |
déshinibiteur
action prolongée |
5 autres
|
LOXAPAC |
loxapine |
75-200 mg/j |
sédatif |
|
RISPERDAL |
rispéridone |
2-6 mg/j |
sédatif |
|
LEPONEX |
clozapine |
200-600 mg |
intermédiaire |
Risperdal: Anti D2 et
5 HT2 et alpha bloquant aussi efficace que l'Haldol et le Léponex
Risque dhypoTA orthostatique en début de traitement,
précaution chez les cardiaques. Ne donne pas moins de
syndrômes extra-pyramidaux que le Solian (20% à
faibles doses).
Dernier commercialisé, trop cher.
Léponex :Neuroleptique
puissant antagoniste du recepteur D4 ayant moins d'effets neurologiques
et utilisé chez les schizophrénes résistants
aux autres neuroleptiques ou atteints de dyskinésies.
-Surveillance NFS à cause du risque de granulocytopénie.
Atropinique
Effets secondaires des neuroleptiques:
1-Indifférence psychomotrice:
C'est aussi un effet thérapeutique
Rareté, lenteur des mouvements, amimie, neutralité
émotionnelle, perte d'initiative.(akinésie sans
hypertonie)
Les neuroleptiques ne sont pas responsables de troubles
cognitifs chez les schizophrènes traités en dehors
de l'effet sédatif et anticholinergique
2-Troubles neuro-végétatifs
HypoTA orthostatique au début du traitement ( fortes
doses), cèdent ensuite.
Proportionnels à l'effet sédatif du produit
3-Prise de poids
4-Syndrôme atropiniques (
surtout avec les phénothiazines)
5-Syndrôme d'hyperkinésie
(akathisie) ( ou impaciences )
Peut cèder sous béta- bloquants mais peut
rester.
6-Dyskinésies précoces
Torticolis spasmodiques, crises oculogyres, protraction
de la langue ou syndrôme extra pyramidal (akinésie-
hypertonie)
Cèdent sous correcteurs ( anticholinergiques) dont
la prescription n'est plus nécessaire après 3 mois
de traitement
|
ARTANE |
trihéxiphénidyle chlor |
cp 2; 5mg
gouttes 0.1 mg/g
amp 10 mg |
|
PARKINANE LP |
trihéxiphénidyle chlor
|
gélules 2 et 5 mg |
|
LEPTICUR |
tropatépine chlor |
cp 10 mg
amp |
|
AKINETON R |
bipéridine chlor |
cp 4 mg |
OMS et RMO: ne pas associer de correcteurs demblée
Encore faut-il reconnaitre dès quil se présente
le syndrôme extra pyramidal et le différencier dune
akinésie associée à une indifférence
psychomotrice.
7-Dyskinésies tardives +++
- Bucco- linguo - faciales surtout
- Peuvent survenir plusieurs années après
l'arrêt du traitement et sont irréversibles
- Surviennent dans 20 à 40 % des traitements chroniques
- Intérêt de la Clozapine qui ne donne pas
de syndrômes extra pyramidaux.
8-Syndrôme malin des neuroleptiques:
0,2% des patients sous traitement (retard surtout ); mortalité
= 15-20%
Favorisé par toute deshydratation, l'épuisement
, l'infection, l'alcoolisme chronique, et toute agression. C'est
une urgence .
Signes:
- hyperthermie supérieure à 38° (souvent
40°) plus de 24H sans cause évidente
- Rigidité musculaire majeure, dysautonomie végétative
avec pâleur sueurs profuses, troubles tensionnels, deshydratation,rhabdomyolyse,
altération de la conscience
---> Hospitalisation en réanimation (efficacité
du dantrolène ou du Parlodel + BZD )
Il s'agit d'une myopathie pharmacologiquemnt induite (blocage
des recepteurs à dopamine et concentration calcique intracytosolique
musculaire)
9-Aménorrhée galactorrhée,
impuissance
10-Agranulocytose (clozapine)
11-Photosensibilisation (Largactil
et butyrophénones)
12-Pigmentation cutanée et
opacification du critallin
13-Ictères cholestatiques
( phénothiazines)
-
| |