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EVALUATION PAR CAS CLINIQUE:
ANTIRETROVIRAUX
 
Ce document d'évaluation a été élaboré dans le cadre d'un enseignement de Diplôme d'Université de FMC à la Faculté de Médecine BICHAT, par JP Aubert, généraliste, et O. Bouchaud, infectiologue
Novembre 1999

 

 

3. 10 minutes de réflexion, 10 minutes de débat
 
Finalement, le traitement de Melle H. a pu être poursuivi sans modification
 
Voici ses résultats biologiques:

  A 2 mois du début du traitement A 5 mois du début du traitement A 8 mois du début du traitement
CD4 (par mm3) 400 (17%) 450 (25%) 405 (24,3%)
CHARGE VIRALE VIH 1
(copies par ml)
Inférieure à 200 Inférieure à 200 15000 copies par ml


Réponse proposée par O.Bouchaud et J.P. Aubert

Par définition, il s'agit d'un échappement virologique, puisque la charge virale est passée d'indétectable à M5, à 15000 copies à M8. Un échappement virologique par basse d'efficacité du traitement anti-rétroviral " spontanée " est difficile à envisager, après seulement huit mois de traitement.

La première cause à évoquer est une mauvaise observance du traitement, conduisant à des taux sériques insuffisants et irréguliers, dont le risque est d'induire une résistance du traitement.
L'autre hypothèse est une mauvaise prise des médicaments anti-rétroviraux : prise du VIDEX au cours des repas, et/ou sous forme d'un comprimé, deux fois par jour, prise du VIRACEPT en dehors des repas.

D'autres causes sont théoriquement possibles, mais facilement évaluables : mauvaise absorption en raison d'une diarrhée par exemple, interaction médicamenteuse.

Dans cette situation, la première chose à faire est de ré expliquer les conditions de prise du traitement à la patiente, et la nécessité impérieuse de prendre régulièrement le traitement. Un nouveau contrôle, un à deux mois plus tard, de la charge virale, permettra de voir si le traitement est redevenu efficace. Par la suite, une surveillance " plus serrée " de la charge virale sera indispensable dans la mesure où une résistance a pu être favorisée pendant la période où le traitement a été mal pris.

Le dosage sanguin des anti-rétroviraux reste, au cas où les hypothèses précédentes n'auraient pas permis de résoudre le problème, une possibilité.

Un génotypage viral peut être une aide dans certains cas, pour le choix d'une nouvelle association anti rétrovirale.

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