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document consultation. Les candidoses vaginales

SFTG PARIS-NORD

DOCUMENTS D'INFORMATION A L'USAGE DES PATIENTS.
 
Les mycoses vaginales

mise à jour: Août 2001

 

 
 
Qu'est-ce qu'une mycose vaginale?
 
La mycose vaginale, ou candidose vaginale, est la colonisation du vagin par des champignons microcopiques de l'espèce Candida albicans. Cette affection n'est pas exactement une maladie sexuellement transmissible, bien que ce champignon puisse être transmis par un partenaire sexuel: les candida sont des hôtes normaux de la muqueuse vaginale, au même titre que d'autres micro-organismes. Ils sont normalement présents en faible nombre, et ne donnent aucun symptôme. Ce n'est que lorsque les candida deviennent dominants que les symptômes apparaissent.
 
Cette affection est très fréquente puisque 75 % des femmes développent un jour ou l'autre une mycose vaginale , et que 40-50 % des femmes ont au moins 2-3 épisodes de vaginite au cours de leur vie .
 
Quels sont les symptômes de la mycose vaginale?
 
L'affection se caractérise par certains des symptômes suivants
 
  • des démangeaisons de la vulve, qui est inflammatoire, parfois un peu oedématiée
  • des pertes blanches, d'aspect "lait caillé"
  • de petites fissures de la muqueuse vulvaire, souvent très douloureuses
  • des douleurs lors des rapports sexuels
  • parfois quelques brulures en urinant (par contact de l'urine avec la muqueuse de la vulve)
 
 
Quels sont les facteurs qui favorisent les mycoses vaginales?
 
Les facteurs pouvant déclencher des mycoses vaginales sont:
 
  • la prise de médicaments antibiotiques (ceux-ci détruisent les bactéries vaginales, mais sont sans effet sur le candida: la place étant "libre", celui-ci se multiplie et devient dominant)
  • des facteurs locaux: macération, hygiène insuffisante, ou au contraire excessive
  • des rapports sexuels fréquents non protégés (perturbation du pH vaginal par le sperme?)
  • le troisième trimestre de la grossesse, et les semaines suivant l'accouchement
  • le port d'un stérilet
  • certaines pilules contraceptives
  • certaines maladies: diabète, hypothyroïdies, maladies immunitaires, infection par le VIH
 
 
Comment diagnostique-t-on une mycose vaginale?
 
Le médecin réalisera un examen gynécologique complet, avec pose d'un spéculum et toucher vaginal. Les symptômes décrits par la patiente, l'aspect des pertes et de la muqueuse vaginale peuvent suffire à faire le diagnostic.
 
Il est toutefois souvent nécessaire de confirmer les données de cet examen clinique, par un examen complémentaire: le prélèvement cervico-vaginal. Celui-ci est réalisé en laboratoire d'analyses médicales: la patiente est installée en position gynécologique, un spéculum est introduit dans le vagin, et les pertes vaginales sont prélevées au niveau du col et du vagin à l'aide d'un petit écouvillon (l'examen est indolore). Un "examen direct" peut être réalisé immédiatement au microscope, qui pourra confirmer la présence du candida albicans. Les pertes sont par ailleurs mises en culture, et quelques jours plus tard le résultat de la culture est disponible.
 
L'intérêt de cet examen est :
 
  • de confirmer le diagnostic de mycose vaginale
  • surtout, de rechercher une autre infection associée, en particulier une maladie sexuellement transmissible qui peut être masquée par les symptômes de la mycose. Cela explique pourquoi, dans certains cas, votre médecin ajoutera au prélèvement un bilan sanguin (recherche d'une infection par le VIH, d'une syphilis, d'une hépatite B...) et parfois un examen urinaire (recherche par "PCR" d'une infection à chlamydiae)
 
Fréquemment, il arrive que le médecin demande à sa patiente d'aller faire un prélèvement et, en attendant les résultats, conseille un traitement par ovules vaginaux. Il est très important, si un tel prélèvement doit être fait, de ne mettre aucun ovule vaginal avant la réalisation du prélèvement (par contre ils peuvent être mis après sa réalisation, en attendant le résultat). De même, il ne faut pas pratiquer de toilette vaginale avant le prélèvement (celui-ci pourrait être négativé).
 
Quelles sont les complications des mycoses vaginales?
 
Les mycoses vaginales sont rarement sources de complication. Le principal problème est la récidive, parfois assez fréquente, qui impose de rechercher soigneusement avec votre médecin les facteurs favorisants possiblement en cause.
 
Comment traite-t-on une mycose vaginale?
 
Lorsque la mycose vaginale est isolée (pas d'autre infection associée), le traitement est simple et repose sur un traitement local, que vous prescrira votre médecin: ovules anti-mycosiques, crèmes locales, pendant quelques jours.
 
En cas de mycose récidivante, il faut parfois renouveler cette prescription locale à intervalles réguliers, ou associer un traitement par voie orale.
 
Quelles précautions pour éviter une mycose vaginale?
 
Pour éviter les mycoses vaginales ou leur récidive, un certain nombre de recettes sont à connaître:
 
  • Eviter les endroits chauds et humides (piscines, jaccuzzi)
  • Préférer les douches aux bains, sécher soigneusement la région vulvaire (au besoin au sèche-cheveux)
  • Laver les sous vêtements à 70°C au moins
  • Eviter les vêtements serrés, synthétiques, les déodorants, les sprays, savons parfumés
  • Utiliser des savons peu décapants, éviter les gels douche.
  • Eviter les antibiotiques lorsqu'ils ne sont pas indispensables (NB: la plupart des bronchites sont virales et ne nécessitent aucun traitement antibiotique!)
  • Lorsqu'un traitement antibiotique est nécessaire, mettre un ovule vaginal anti mycotique à la fin du traitement antibiotique
  • Utiliser une des faiblement dosées en oestrogènes, diminuer le climat progestatif
  • Utiliser des préservatifs
  • Utiliser des ovules contenant des bactéries saprophytes vaginales
  • Dépister, et bien équilibrer un éventuel diabète
 

MeSH

  • Candidiasis, Vulvovaginal

Sources:

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