- Bilan de l'interruption
volontaire
- de grossesse en
France
- BILAN DE L'IVG EN France
- La Revue Prescrire Sept 2000, 20,
209, 630-632
-
- Résumé: G.
Audran
à consulter également
sur le sujet:
- L'IVG est toujours en France en 2000 un problème de santé publique.
-
- Les pouvoirs publics ont annoncé à
la lumière du rapport
Nisand une révision prochaine
de la loi sur l'IVG.
-
- 1994: 163.000 IVG pour 730.000 naissances.
- Sous déclaration estimée à
5% dans le secteur public, à 20-25% dans le privé
(interdiction de pratiquer plus de 25% d'IVG dans leur activité).
- surtout des femmes seules
- toutes les catégories socio professionnelles
sont représentées
- age: facteur important, pour 100 conceptions:
- 60%> 14-15 ans
- 30% 35-39 ans
- 48% 40-44 ans
- 5 femmes sur 6 ont recours à l'IVG
de façon accidentelle unique, pour les autres, le nombre
d'IVG antérieures et un jeune age pour la première
IVG augmentent le risque de récidive d'IVG.
-
- Il existe de grosses diparités régionales:
-
- pour 100 accouchements:
- 18 IVG en pays de Loire
- 20 en Alsace
- 36enPACA
- 73 en Guadeloupe
-
- 64% des IVG se font dans le secteur public
- 42% des IVG se font en IDF, Guadeloupe, Midi-Pyrénées
- le terme est plus précoce en secteur
privé qu'en secteur public
-
- deux méthodes:
- principalement aspiration puis curette, avec
ces dernières années une diminution de l'AG au
profit de l'anesthésie locorégionale.
- L'IVG médicamenteuse :14% en 91, 22%
en 97, O à 60% selon les structures.
-
- 40% des IVG se font avant
la septième semaine -->
on pourrait plus utiliser l'IVG médicamenteuse plus souvent,
mais elle est peu proposée dans le secteur privé.
Le choix est déterminé plus par le centre d'accueil,
cependant il existe aussi des différences sociodémographiques
et psychologiques.
-
- complications:
- mortalité:
- 0,37/100.000 sous AG
- 0,15/100.000 sousAL
- 5/1.000.000 d'IVG en 83 en 3/1.000.000 en
95, c'est à dire O à 2 décès par
an d'IVG contre 332 décès en 1963.
- elle est d'autant plus faible que le terme
est précoce (0,2/10.000 Si < 8 semainesde grossesse,
contre 12,1 pour un terme> 12 semaines).
- complications:
- les perforations, hémorragies ou rétention
partielle, infections locorégionales ont diminué.
- on ne note pas d'augmentation du risque d'accouchement
prématuré, de retard de croissance intra utérin,
de diminution de la fécondation ultérieure.
- 87% des IVG sont faits < 10 SA, en France,
le délai de 12 SA est respecté.
-
- Environ 5.000 femmes par an vont à
l'étranger pour faire leur IVG, dont la grande majorité
sont de 12 à 14 SA et souvent en condition de grande détresse
(viol, inceste...), d'où la proposition d'une interruption
médicale de grossesse où une expertise médicale
au cas par cas permettrait de vérifier la nature dramatique
du contexte, jusqu'à 14 SA.
-
- Problème des femmes étrangères non résidentes en france depuis 3 mois, exclues par la loi de 75
: proposition d'accepter les femmes en situation irrégulière
mais résidant de façon stable en france et en situation
de détresse.
-
- Problème des mineures en détresse:
retard de décision, accord parental nécessaire:
proposition de choix d'un adulte référent
-
- Au total, les mesures
proposées à la suite de ce rapport:
-
- délai de 12 semaines
de grossesse
- assouplissement de l'autorisation
d'accord parental pour les mineures
MeSH:
- Pour en savoir plus:
-
- La Revue Prescrire
- BP 45
- 75527 PARIS CEDEX 11
-
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