Charbon
et anthrax: manifestations cliniques
- Anthrax as
a Biological Weapon Medical and Public Health Management, Consensus
statement, JAMA. 1999;281:1735-1745
Résumé
: J.P. Aubert
à consulter également
sur le sujet:
- Consulter l'article original
- Sur Santé Canada: qu'est-ce
que le charbon (Bacillus anthracis)?
- 10.01 Charbon et anthrax: recommandations
thérapeutiques en cas d'attaque bioterroriste.
Anthrax as a Biological Weapon Medicaland Public Health Management,
Consensus statement, JAMA. 1999;281:1735-1745
- Fiche thérapeutique "charbon"
du plan français BIOTOX (document pdf)
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- IMPORTANT: le document ci-dessous ne concerne
que les manifestations cliniques de l'affection.. Les modalités
du traitement font l'objet d'un autre
article de ce site.Les présentes recommandations envisagent
l'hypothèse d'une attaque par un aérosol bactérien,
dans le cadre d'une action utilisant les tactiques du bioterrorisme.
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- CLINIQUE DES INFECTIONS
A B. ANTHRACIS
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- Anthrax pulmonaire (charbon)
La contamination par bacillus anthracis est en général
aérienne, par inhalation de spores de la bactérie.
L'incubation est très variable, car elle dépend
du processus, mal compris, de réactivation des spores
dans l'organisme: de deux à 43 jours. L'infection se développe
rapidement après la germination de spores. Les bactéries
en réplication libèrent des toxines responsables
d'hémorragie, d'oedème et de nécrose.
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- L'affection évolue en deux temps.
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- Le premier temps est inconstant. Les patients
développent d'abord une série de signes non spécifiques,
fièvre, dyspnée, toux, céphalées,
vomissements, frissons, fatigue, . La durée de cette phase
varie de quelques heures à quellques jours. Elle est parfois
suivie d'une brève période de rétablissement
temporaire.
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- Le second stade est le stade fulminant. Il
apparaît brutalement, avec une fièvre élevée,
une dyspnée, un état de choc. Un stridor peut apparaître,
lié au développement massif d'adénopathies
médiastinales. La radiographie thoracique montre un élargissement
du médiastin de volumineuses adénopathies. une
méningite hémorragique se développe chez
la moitié des patients avec méningisme, délire,
obnubilation. La mort par choc infectieux peut survenir en quelques
heures.
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- Parmi les contaminations professionnelles
connues aux USA au cours des dernières décennies,
la mortalité est de 89%, mais la majorité des cas
concernés n'a pas bénéficié de traitements
antibiotiques adaptés ni de services de réanimation.
Correctement prise en charge, l'affection a probablement une
gravité bien moindre.
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- Anthrax cutané
Il survient à la suite du dépôt de la bactérie
sur une peau en général lésée (mains,
bras, visage, cou). L'incubation peut atteindre douze jours.
La production locale de toxine bactérienne entraîne
un oedème local. L'affection débute par une macule
ou une papule, qui s'élargit et se transforme en deux
jours en une ulcération arrondie. Des vésicules
de 1 à 3 mms peuvent apparaître, contenant de nombreuses
bactéries. Puis se développe une escarre noirâtre,
indolore, associée à un oeudème local extensif.
L'escarre sèche au bout d'une à deux semaines,
sans cicatrice. Une lymphangite et des adénopathies satellites
douloureuses peuvent être observées. Le traitement
antibiotique n'influe pas sur l'évolution de l'escare
mais limite la probabilité de l'atteinte ganglionnaire.
Sans traitement antibiotique, la mortalité connue est
de 20%, elle est nulle sous traitement antibiotique adapté.
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- Anthrax digestif
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- Il survient après contamination gastro
intestinale. Il est rare. Les manifestations cliniques initiales
sont des nausées vomissements, malaise général,
vite suivie d'une diarrhée sanglante, d'un abdomen aigu,
d'un choc septique. La mortalité est élevée,
surtout en raison des diffucultés de diagnostic initial,
elle est peut-être réduite par le traitement antibiotique
précoce.
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