Ce travail est une méta-analyse de sept études américaines portant sur des
femmes enceintes séropositives
Au total, ces études ont concerné 3266 femmes séropositives,
ayant donné naissance à un enfant entre 1990 et 1998.
1.590 n´ont reçu qu´un type de médicament (ne comprenant pas
d´inhibiteurs de protéase), 396 autres femmes séropositives plusieurs médicaments
sans inhibiteurs de protéases, 137 ont reçu un cocktail comportant une antiprotéase, et enfin
1.143 n´ont suivi aucun antirétroviral.
Le taux d´accouchement prématuré a été identique chez les femmes ayant
reçu un traitement antirétroviral (16%) et pour celles qui n´en ont pas suivi (17%), et ce, que
le traitement fût une mono ou une polythérapie
Parmi les 137 femmes qui ont reçu un cocktail de thérapies comprenant des
inhibiteurs de protéase, 7 seulement ont accouché d´enfants avec un faible
poids de naissance (soit 5%), à comparer aux 9 (2%) qui avaient reçu un cocktail
sans inhibiteur et ayant également donné naissance à des enfants souffrant d´un faible poids.
Conclusion des auteurs:
« nos données nous
permettent de penser que les risques de complications durant la grossesse attribuables
à la thérapie antirétrovirale sont faibles et sont certainement compensés par les
bénéfices de telles thérapies pendant la grossesse »