à consulter également
sur le sujet:
Les problèmes d'hyperlipidémie,
chez les patients infectés par le VIH, sous traitement
antirétroviral, ont conduit les prescripteurs à
associer à ces drogues des statines. Carl J. Fichtenbaum
rapporte à la 7th Conference on Retroviruses and Opportunistic
Infections (San Francisco) que les concentrations de certaines
statines sont significativement augmentées lorsqu'elles
sont associées à des antiprotéases.
Il a étudié la pharmaco cinétique
de trois inhibuteeurs de l'HMG CoA réductase, administrés
en combinaison avec deux anti protéases.
Les jours 1 à 4 et 15 à 18 du
traitement, 14 patients ont reçu 40 mg par jour de pravastatine,
40 mg par jour de simvastatine,
ou 40 mg par jour d'atorvastatine.
Les jours 5 à 18 ils ont reçu 400 mg de ritonavir
et et 400 mg de saquinavir deux fois par jour. Les patients n'étaient
pas séropositifs pour le VIH: un tel régime aurait
pu favoriser l'apparition de résistance du VIH, et les
responsables de l'essai ont préféré ne pas
faire prendre ce risque à des patients infectés.
Les patients ont observé une diminution
modeste de la concentration de pravastatine
(médiane 0.5 fois) en présence des deux inhibiteurs
de protéase. Par contre les concentrations des deux autres
produits ont été multipliées par 31.6 pour
la simvastatine,
et par 4.5 pour l'atorvastatine.
Ce travail ne nous dit pas quel est le traitement
le plus efficace ou le plus sûr. Néanmoins, il paraît
raisonnable de ne pas utiliser la simvastatine
chez les patients infectés par le VIH et sous antirétroviraux.
Il faut être attentif lorsque l'on utilise l'atorvastatine
ou la pravastatine.