Les femmes porteuses d'un syndrôme des antiphospholipides ont un fort risque de fausses couches
spontanées, de mort foetale in utero et de thrombose au cours de la grossesse.
Plusieurs études ont démontré l'efficacité de l'aspirine à faible dose, de l'héparine,
ou des deux médicaments associés dans le pronostic obstétrical de ces patientes, mais
ces trois schémas n'ont pas été comparés deux à deux.
Cet essai randomisé britannique visait à évaluer si l'aspirine seule (75 mg par jour)
était aussi efficace que l'aspirine associée à une héparine de bas mois moléculaire
(5000 unités par jour SC)
L'étude a inclus 98 femmes ayant eu au moins trois interruptions spontanées de grossesse,
ou deux interruptions consécutives avec mort foetale prouvée avant la dixième semaine. Toutes les
patientes devaient avoir un tes positif pour un anticoagulant de type lupique, ou un anticorps
anti cardiolipine. Le traitement était débuté avant la 12ème semaine.
En analyse en intention de traiter, le taux d'enfants nés vivants était de 72% parmi
les femmes assignées à l'aspirine seule, et de 78% parmi celles assignées au traitement associé.
(odds ratio 1.39, 95% IC 95% 0.55, 3.47).
Les auteurs concluent que l'addition d'une héparine de bas poids moléculaire à l'aspirine
faiblement dosée n'augmente pas l'efficacité de ce dernier traitement sur les
complications obsétricales du syndrôme des antiphospholipides.