Le syndrome du canal carpien. |
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Résumé: Franck DEJONCKERE |
La compression du nerf médian dans le canal carpien résulte d’une inadéquation de taille entre le contenant (le canal carpien) et le contenu (nerf médian et tendons des fléchisseurs.).
Son expression est essentiellement sensitive ,caractérisée par des paresthésies puis des douleurs initialement nocturnes puis permanentes.
Syndrome très fréquent (1% de la population) à prédominance féminine nette (3/1) en général entre 40 et 70 ans .L’atteinte est bilatérale dans 50% des cas.
Le canal carpien est un tunnel ostéo-fibreux peu extensible constitué par un plancher ostéoarticulaire en forme de gouttière concave et par le réticulum des fléchisseurs. Il sert de poulie de réflexion aux tendons des fléchisseurs des doigts entourés de leur gaine synoviales.
Le nerf médian et ses branches sont surtout vulnérables à la partie externe du canal carpien, toute approche qu’elle soit chirurgicale ou infiltrative doit se faire sur le versant cubital .
L’inadéquation de taille entre le contenant et le contenu est responsable d’une augmentation de pression à l’intérieur du canal carpien majorée par les contraintes mécaniques et entraîne une ischémie nerveuse. Cette compression est considérée comme idiopathique lorsqu’elle n’est pas la conséquence d’une pathologie associée( épaississement physiologique des gaines des fléchisseurs spontanément ou lors des modifications hormonales de la femme en péri ménopause ou lors de la grossesse.).
Les formes secondaires résultent d’une diminution du diamètre du canal carpien(fracture du poignet,arthrose radio carpienne…) ou d’une augmentation du volume du contenu (synovites infectieuses,rhumatismales ou amyloïde).
Au début ,la nuit ou le matin au réveil ,apparaissent des paresthésies sous formes de picotements,de fourmillements,de crampes ou de sensations de main morte douloureuse dans les 3 premiers doigts ,territoire du nerf médian.
Ces douleurs réveillent volontiers une patiente de plus de 50 ans dans la deuxième moitié de nuit,l’obligeant à agité la main et à mobiliser ses doigts. Après quelques mois les paresthésies deviennent permanentes. Les patients se plaignent de maladresse ou de manque de force et ne peuvent plus tenir de petits objets.
Par la suite la diminution des paresthésies témoignent de l’aggravation de l’atteinte nerveuse et ne doit donc pas être faussement rassurante. A ce stade l’amyotrophie des muscles thénariens externes est présente dans 1/3 des cas. Dans les formes tardives des troubles trophiques avec desquamation pulpaire,lenteur à la cicatrisation et crevasses cutanées sont possibles.
Ils tentent de faire apparaître les paresthésies en augmentant la pression dans le canal carpien.
Mise en flexion du poignet pendant 30 à 60 secondes
Modérément fiable : 30% de faux négatifs 20% de faux positifs et diminution de la pertinence en cas d’hypoesthésie ou de limitation d’amplitude du poignet.
Variante : le test de Phalen inversé par mise en extension du poignet.
Percussion du nerf médian au point d’entrée du nerf à hauteur du pli de flexion du poignet Positif dans environ 60% des cas.
Gonflage d’un brassard à tension au dessus de la diastolique à la racine du bras. Test positif si paresthésies dans les 60 secondes ( 79% des cas).
Mise en abduction maximale du pouce
Analyse de la sensibilité discriminative en mesurant l’écart le plus faible perçu entre 2 pointes mousses. Déficit si cet écart > 5 mm.
Le syndrome du canal carpien est idiopathique dans 90% des cas mais il faut rechercher systématiquement une forme secondaire :
Indications :
Le traitement médical vise à diminuer le volume du contenu :
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