- Ces infections
sont endémiques.
- 2 à
5% des adolescents et adultes jeunes sont infectés, quelque
soit le pays, chiffre plutôt en baisse (10% en 80).
- 50 à
80% de portage asymptomatique.
- 1° cause
d'uréthrite masculine dans les pays occidentaux, 1 cause
d'uréthrite non gonococcique dans le monde.
Chez l'homme
:
- Plus de
50% n'ont pas de symptôme
mais cela peut se compliquer en :
- uréthrite subaigues,
moins souvent aigue : dysurie, écoulement faible et intermittent,
prurit uréthral.
- Epididymite aigue
- Prostatite aigue ou chronique
: rôle discuté.
Chez la
femme :
- 80% des
infections génitales de la femme sont asymtomatiques.
- Cervicite modérée
ou mucopurulentes
- Quelques leucorrhées
- Quelques symptômes urinaires
- Salpingites : 50% des salpingites
le sont à chlamydiae, aigues, subaigues, ou asymptomatiques,
dont le risque est l'obstruction puis la stérilité
tubaire (1° cause dans les pays développés).
- Pelvipéritonites ou
périhépatites très rares.
- Risque d'infection néonatale
(1° cause des conjonctivites et pneumopathies néonatales).
- Autres symptômes à
distance : Arthrites réactionnelles (FLR), lymphogranulomatose
vénérienne de Nicolas Favre (sérotypes 1,
2 et 3).
- Il faut
rechercher une autre MST associée. Le chlamydiae favorise la transmission du VIH
par l'inflammation de la muqueuse associée.
Diagnostic
:
- Culture cellulaire : chère
et difficile, nécessite un prélèvement uréthral,
examen long et difficile : 100% spécificité, 80%
spécificité dans mes meilleurs labos.
- Amplification
génomique : PCR, LCR, TMA : spécificité
excellente, sensibilité de 80 à 90%, coûteuse
mais automatisable, sur un premier jet d'urines.
- Attention : PCR faussement
négatives par la présence d'inhibiteurs (mais détectables
par contrôles internes et élimination par congélation-dilution)
et PCR faussement positives car elles se négativent avec
retard (8j), mais un contrôle semble inutile car le traitement
est efficace.
- Sérologies
: mauvaise sensibilité et mauvaise spécificité,
réactions croisées,
pas d'interprétation d'évolutivité, souvent
négatives lors d'infections basses. Eventuellement intéressantes
dans les infections génitales hautes avec des taux élevés
évocateurs, surtout en présence d'IgM.
Traitement
:
A donner systématiquement
devant toute uréthrite, épididymite,cervicite,
endométrite ou salpingite.