Convulsions fébriles
simples de l'enfant : une prise en charge simplifiée
Le revue Prescrire juillet/ août
2001/tome 21 N·219 page 534-37
Résumé
: H. Partouche
à consulter également
sur le sujet:
Défintion :
- convulsions fébrile de durée
inférieure à
15 mn, uniques en 24H, hors contexte
d'infection intracranienne ou de trouble métabolique.
- Les convulsions fébriles complexes
( prolongées, récidivant en moins de 24H, à
type de convulsion localisée) ne font pas l'objet de cet
article.
Epidémiologie :
- Surviennent chez 3% des enfants, rares avant
6 mois et après 5 ans
- Le risque de récidive ( 30 à
50% des enfants ayant convulsé) est plus fréquent
avant 3 ans et après un deuxième épisode
ou des antécédents familiaux de convulsions ou
d'épilepsie.
- Une minorité des épisodes de
fièvre occasionnent des récidive et les convulsions peuvent précéder
la fièvre.
- Le risque
d'apparition d'une épilepsie
chez les enfants ayant eu une convulsion fébrile est à peine supérieur à
celui de la population générale (risque dans les 10 ans: 1,6% sur 305 enfants versus
0,4% sur le reste d'une cohorte de 15000 nouveaux nés).
- Pas d'augmentation du
risque de décès ni de troubles cognitif d'après les études prospectives.
- Bien que bénignes les convulsions
simples, impressionnent voire traumatisent les parents.
Traitement de la crise
:
- Valium (diazépam)
intrarectal (0,5 mg/kg sans dépasser 10 mg) si la crise n'a pas cédé spontanément.
- Antipyrétiques
après cédation de la crise
- Recherche d'une méningite ou d'autres
causes de la fièvre.
Prévention des récidives
:
- Le traitement
antipyrétique précoce
améliore le confort de l'enfant mais a une efficacité limitée pour la prévention des convulsions.
- L'administration préventive
de diazépam à 0,33mg
/kg toutes les 8 heures en cas de fièvre ne se justifie
que chez les enfants
qui font des récidives fréquentes. Car même si certains essais montrent une réduction
relative du risque de récidive, les effets indésirables
ne sont pas négligeables pour une maladie bénigne:
ataxie, somnolence, irritabilité dans 1/3 des cas.
- Les traitement
préventifs continus par antiépileptiques
au long cours ne sont pas
justifiés
- Phénobarbital et acide valproique
réduisent le risque mais leurs effets indésirables
sont trop importants pour un maladie bénigne.
- La phénytoïne et la carbamazépine
ont été peu étudiés
L'écoute et l'information des parents
doit viser à les rassurer quant au pronostic benin de
la maladie et à les préparer à une éventuelle
récidive.
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- Pour en savoir plus:
- La Revue Prescrire
- BP 45
- 75527 PARIS CEDEX 11
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