les diabètes de
type 2, associant insulinodéficience
et insulino résistance, avec deux sous types (insulinodéficience
prépondérante, insulinorésistance prépondérante)
les diabètes secondaires à une cause définie (pancréatique
endocrinienne, monogénique, ou associés à
un syndrôme polygénique)
1. Quels sont les critère
diagnostiques du diabète de type 2?
il ne s'agit pas d'un diabète d'autre
type (type 1 ou diabète secondaire)
il se manifeste par une hyperglycémie chronique pathologique
Il ne s'agit pas d'un diabète d'autre
type:
La recherche de ces causes, qui ne doit pas
être systématique, est carrément inutile
lorsque l'hyperglycémie survient chez une personne de
plus de 40 ans, ayant des antécédents de diabète
de type 2, ou un phénotype d'insulinorésistance
(obésité androïde, HTA, dylipidémie)
Il existe une hyperglycémie constante
Tout le problème est de distinguer
le normal du pathologique pour les chiffres limites. Il faut
savoir que les chiffres retenus dans la nouvelle définition
sont basés sur des études prospectives (cf infra)
2. Existe-t-il un seuil
à risque ou observe-t-on un continuum à partir
des valeurs supérieures de la normale statistique?
Plusieurs études prospectives ont montré
l'existence d'un seuil à risque de rétinopathie
d'une valeur de 11 mmol /l (2 g/l) à la deuxième
heure de l'HGPO.
La valeur de 1,26 g/l (7 mmol/l) à
jeun est celle qui a été calculée comme
étant la mieux corrélée à une valeur
de 11mmol/l à la deuxième heure de l'HGPO.
Cette nouvelle définition devrait permettre
de réduire le retard au diagnostic de diabète,
et donc d'éviter de découvrir des diabètes
dont l'évolution a déjà entraîné
une rétinopathie.
3. Cette nouvelle définition
va-t-elle augmenter le nombre de patients diabétiques?
Elle ne va faire que les dépister mieux,
mais concrètement elle va entraîner en France le
dépistage de 200000 à 400000 diabétiques
supplémentaires.
4. Le seuil glycémique
à risque de rétinopahtie est-il le même pour
les autres conplications du diabète?
C'est probable pour la glomérulopathie
diabétique et la neuropathie.
C'est faux pour le diabète gestationnel:
le risque de macrosomie foetale xsite pour une glycémie
à jeun supérieure à 1 g/l (5,5 mmol/l) et
post prandiale sup à 1,4 g/l (7,7 mmol/l).
C'est incertain pour la macro angipathie,
en particulier la maladie coronarienne.
5.Quelle signification
attribuer à des chiffres compris entre la limite sup de
la norme statistique (1,1 g/l) et la valeur seuil définissant
le diabète (1,26 g/l)
ces valeurs, dénommées "hyperglycémie
à jeun non diabétiques, si elle n'exposent pas
à la rétinopathie, sont corrélées
avec un risque accru de diabète et un risque cardio vasculaire.
6. L'abaissement du seuil
glycémique de définition doit-il s'accompager d'un
abaissement des seuils d'intervention thérapeutique?
Si l'intérêt d'une éducation
thérapeutique précoce est démontré
en matière d'équilibre alimentaire et d'activité
physique, en revanche une intervention plu précoce en
matière de médicaments n'a pas pour l'instant prouvé
son utilité.
Les résultats de l'étude UKPDS
sont discutables quand les auteurs parlent du bénéfice
d'une prescription de metformine au dessus de 6 mmol/l. En revanche,
le bénéfice du traitement optimal de l'HTA du diabétique
est démontré (études UKPDS et HOT).
Résumé: Jean-Pierre
AUBERT
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