- En France : incidence de 6000 cas/j dont 15% de fractures associées.
- 1995 : conférence de consensus basée sur des critères cliniques visant à éliminer une fracture sans faire de radio. Ces critères ont été validés par plusieurs études.
- 90% concernent des lésions du LLE, les lésions du LLI sont en général associées à des fractures malléolaires.
Conduite à tenir :
Eliminer une fracture associée :
Règles d’Ottawa :
( validées chez des patients de 18 à 55 ans. )
- Douleur de la cheville ou du pied et absence des 4 signes suivants :pas de fracture donc pas de radio nécessaire.
- Douleur spontannée de la malléole et/ou du tarse.
- Incapacité de faire 4 pas sans aide (2 appuis pour chaque MI).
- Douleur provoquée à la pointe d’une malléole ou des 6 derniers cm du tibia ou du péroné.
- Douleur provoquée à la palpation du scaphoïde tarsien ou de la base du 5° métatarse.
- Douleur de cheville plus un des signes suivants : faire des radios.
- Douleur à la palpation de l’extrèmité distale du tibia ou du péroné.
- Incapacité de faire 4 pas sans aide.
- Douleur du pied plus un des signes suivants :faire des radios.
- Douleur à la palpation du scaphoïde tarsien.
- Douleur à la palpation de la base du 5° métatarsien.
- Impossibilité de faire 4 pas sans aide.
Evaluer la gravité de l’entorse :
signes cliniques mal évalués : répéter l’examen 3 à 5 jours plus tard.
- LLE : 3 faisceaux
- Faisceau antérieur le plus souvent en cause : ligament talo-fibulaire :
- en cas de rupture, en général association à une rupture de la branche de l’artère péronière responsable d’un hématome en œuf de pigeon.
- Elongation . entorse bénigne
- Rupture partielle : entorse moyenne
- Rupture totale : entorse grave plus ou moins une rupture de un ou 2 faisceaux du LLE.
Traiter
- En l’absence de fracture associée, il est essentiellement fonctionnel, quel que soit la gravité.
- Limiter l’immobilisation et la décharge du MI au strict nécessaire.
- Quand l’œdème et la douleur ont régressé on propose un appui partiel ou total et une immobilisation partielle de la cheville pendant les premières semaines.
- L’intervention et l’immobilisaton ne sont pas meilleurs mais sont plus iatrogènes.
- Traitement physique : RICE : Rest (cannes anglaiese)- Ice (glace, intérêt incertain)- Compression (bandage élastique) – Elevation.
- Traitement médicamenteux :
- PARACETAMOL
- AINS :
- PO pas forcément mieux que le paracétamol
- Locaux : alternative possible.
- Immobilisation :
- Orthèse stabilisatrice > strapping pour la repirse précoce du travail et du sport.
- Orthèse > platre pour le rapport bénéfice/risque.
- Chirurgie : à discuter chez le sportif de compétition en cas de rupture ligamentaire.
- Eviter le sport pendant 3 semaines.
Proposition de CAT devant une entorse bénigne de la cheville (après examen initial soigneux et application des règles d'Ottawa)
- Examen initial, puis traitement fonctionnel
- Antalgiques
- Décharge du MI par des cannes anglaises
- Immobilsation partielle et de courte durée (3 à 5 jours) par simple bandage si les douleurs et l’impotence sont peu intenses ou par orthèse si la douleur et l’impotence sont importantes.
- Réévaluer 3 à 5 jours plus tard :
- Impotence discrête et mobilisation peu douloureuse :
- arrêt de l’immobilisation
- pas de sport pendant 3 semaines
- Impotence modérée mais douloureuse :
- immobilisation par strapping ou chevillère pendant 3 semaines,
- appui autorisé
- kiné dans 3 semaines
- Impotence importante : réévaluer le diagnostic avec éventuelles radios.
- Immobilisation par orthèse pendant 3 semaines avec relais par strapping pendant 2 à 3 semaines. (5à 6 semaines au total).