Dans ce résumé d'article, nous n'avons gardé que la question des CAUSES d'érythème noueux.
INFECTION À STREPTOCOQUES BÉTA-HÉMOLYTIQUES
- 10 à 60 p. 100 des cas selon les séries publiées
- souvent difficile à démontrer et à affirmer
- précession d’une angine 3 semaines auparavant
- les érythèmes noueux seraient très inflammatoires, récidiveraient plus souvent et pourraient comporter une phase desquamative
- traitement par les antibiotiques (pénicilline, macrolides) impératif
SARCOÏDOSE
- 10 à 20 p. 100 des cas
- surtout la femme jeune
- l’association avec des arthralgies et des adénopathies médiastinales réalise le syndrome de Löfgren.
- radiographie ou scanner thoracique à la recherche des adénopathies hilaires bilatérales caractéristiques
(qui peuvent toutefois apparaître de façon retardée)
- L’intradermo-réaction à la tuberculine le plus souvent négative, valeur d’autant plus grande si positivité antérieure.
- élévation de l’enzyme de conversion de l’angiotensine et la classique mais rare hypercalcémie.
- Peuvent se discuter: biopsie ganglionnaire, d’un éperon bronchique ou une ponction biopsie hépatique (le diagnostic de certitude de la
- sarcoïdose ne pouvant être posé qu’histologiquement).
- l’aspect histologique d’une nouure ne permet pas de faire le diagnostic de sarcoïdose.
YERSINIOSE
- Cause prédominante chez l’enfant
- prodromes digestifs (douleurs abdominales, syndrome pseudo-appendiculaire)
- diarrhée.
- Yersinia enterocolitica chez l’adulte et Y. pseudotuberculosis chez l’enfant et l’adolescent.
- diagnostic confirmé par coprocultures sérodiagnostics
- évolution courte, 3 semaines environ.
CAUSES PLUS RARES
- primo-infection tuberculeuse, (enfants immigrés non vaccinés).
- Rare en France
- reste une cause fréquente dans les pays du Sud
- diagnostic radiologique mais surtout bactériologique (tubages gastriques, expectorations)
- La primo-infection révélée par un érythème noueux peut aussi s’observer chez l’adulte immuno-déprimé non vacciné.
- entéropathie inflammatoire chronique (maladie de Crohn ou surtout rectocolite ulcéro-hémorragique).
- L’érythème noueux ne révèle qu’exceptionnellement la maladie
- maladies infectieuses bactériennes : chlamydiases, toxoplasmose, maladie des griffes du chat, tularémie, leptospirose...
- infections virales : mononucléose infectieuse, hépatite B, hépatite C, infection à parvovirus B19.
- infections fongiques à Trichophyton verrucosum, T. mentagrophytes ou mycoses profondes tropicales (blastomycoses, coccidioïdomycoses, histoplasmoses)
- maladies hématologiques malignes : maladie de Hodgkin, lymphomes non hodgkiniens, leucémies aiguës.
- origine médicamenteuse :
- difficile à prouver ;
- l’aspirine, les sulfamides, les contraceptifs oestro-progestatifs
- Les cas bien documentés sont extrêmement rares
- Le caractère récurrent peut être un élément d’orientation.
- grossesse : cause rare avec récidive à chaque grossesse
l’érythème noueux lépreux est ainsi dénommé à tort : il s’agit d’une vasculite accompagnant les états réactionnels de la maladie de Hansen