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FRACTURES DE LA CLAVICULE / LA MISE EN ECHARPE SUFFIT LE PLUS SOUVENT.

O. GAGEY

La Revue du Praticien, Médecine Générale 23 novembre 1998 n°439

Résumé : S BOUQUET, troisième cycle de médecine générale

 

 

 

Les différents types de fractures.

Les fractures diaphysaire de la partie moyenne.

  • Les plus fréquentes : 80%
  • La seule conséquence : les raccourcissements au niveau du moignon, avec petite gène fonctionnelle
  • Chez les sportifs, pratiquant des activités de lancer la reduction-fixation sanglante peut se discuter.

 

Les fractures du quart externe.

  • Lésions touchant le dispositif de suspension de la scapula.
  • Si les ligaments coraco-claviculaire sont rompus, cela provoque une ascension du foyer proximal, sous la traction du trapèze, alors que le fragment distal reste en place, d’où une mobilité important avec risque non négligeable de pseudarthrose, faisant discuter la réduction sanglante.

 

Fractures de tiers interne.

  • Exceptionnelles.
  • Avis spécialisé indispensable.

 

Examen clinique

  • Suffit le plus souvent à poser le diagnostic, les radios permettant de le confirmer.
  • La recherche des complications doit être systématique :
    • Vasculaires : palpations des pouls et recherche d’un hématome comblant le creux sus claviculaire.
    • Cutanées
    • Thoraciques : l’auscultation recherche un épanchement gazeux ou liquidien.
    • Neurologiques.

Traitement et évolution

Fractures diaphysaires

  • L’immobilisation orthopédique est illusoire. La cal est donc inévitable, mais sans conséquence fonctionnelle.
  • Les seules indications de réductions sanglantes sont les fractures bilatérales, et le sportif.
  • Le traitement est donc orthopédique, avec la mise en écharpe simple.
  • La mobilisation commence à la troisième semaine, la récupération fonctionnelle est totale en 2 mois. Il n’y a pas de rééducation nécessaire.

 

Fractures de l’extrémité distale

  • Le déplacement important du moignon proximal signe la rupture des ligaments coraco-claviculaire. La réduction sanglante est nécessaire.

 

Fractures du tiers interne

  • La réduction sanglante ne se pose qu’en cas de déplacement postérieur et inférieur du fragment externe après exploration vasculaire.

 

Les complications et leur traitement

Les complications immédiates

Celles de l’immobilisations : compression veineuse au niveau du creux axillaire imposant l’ablation du bandage. Les lésions associées à la fracture relèvent de centre spécialisé.

Les complications secondaires (<1%)

  • La pseudarthrose : caractérisé par la persistance de douleurs au foyer de fracture avec impotence fonctionnelle, associé à l’absence de cal à la radio à 2 mois. Elle nécessite un traitement sanglant.
  • Les cal vicieux : peuvent être responsable d’un raccourcissement du moignon de l’épaule, ou d’une sailli douloureuse. Ils peuvent justifier une ostéotomie
  • Quelques cas de syndrome du défilé secondaire à un cal hypertrophique ont été décrit : ils peuvent requérir une intervention pour libération de la compression.

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