La mortalité après fracture de hanche est connue
pour augmenter chez la femme, et encore plus chez lhomme.
Mais on en sait peu de la mortalité après dautres
fractures
Cette étude du Lancet est une étude de cohorte
prospective réalisée à Dubbo, Australie,
à partir de la totalité des habitants de cette
petite ville âgés de plus de 60 ans (2413 femmes
et 1898 hommes).
Les fractures ostéoporotiques (traumatisme minime)
survenues entre 89 et94, confirmées radiologiquement et
par lanamnèse, ont été classifiées.
Les taux de mortalité ont été comparés
: 356 femmes et 137 hommes ont été victimes de
fractures ostéoporotiques.
Chez les hommes, la mortalité a augmenté dans
la première année après tous les types de
fractures ostéoporotiques : RR 1.45 pour les fractures
mineures, à 3.17 pour les fractures du col du fémur.
Chez les femmes seules les fractures majeures augmentent la
mortalité : RR 1.66 à 2.18. Les fractures mineures
nont pas dinfluence sur la mortalité.
Les auteurs concluent que toutes les fractures ostéoporotiques
majeures entraînent une mortalité accrue, imposant
des stratégies préventives, qui doivent commencer
très tôt, puisque cest chez les patients les
plus jeunes (60 ans), que le nombre dannées perdues
est le plus grand.
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