place des glitazones (thiazolidinediones) dans le traitement du diabète de type 2 |
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Glitazones : antidiabétiques oraux de seconde intention. Eric Marsaudon, Rev Prat Med Gen, 2003 :17 ;612 ;635-38
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Résumé: Jean-Pierre AUBERT |
Deux nouveaux antidiabétiques oraux sont aujourd’hui disponibles : la pioglitazone (ACTOS) et la rosiglitazone (AVANDIA).
Ces produits appartiennent à la classe des glitazones, ou thiazolidinediones, dont le premier médicament commercialisé aux USA avait été responable il y a quelques années d’accidents hépatiques sévères, parfois mortels.
Ces accidents ne sont, semble-t-il, plus observés pour les glitazones de « seconde génération », telles la pioglitazone et la rosiglitazone.
Les glitazones agissent en réduisant l’insulino résistance . Ils ont donc un mécanisme d’action complémentaire par rapport aux sulfamides (qui stimulent l’insulino sécrétion) et aux biguanides (qui diminuent la production hépatique de glucose).
Les glitazones, une fois fixées sur leur récepteur spécifique (PPAR-Gamma) entraînent :
Cette nouvelle classe semble également exercer des effets positifs sur le profil lipidique des patients diabétiques.
Les glitazones sont indiquées dans le traitement du diabète de type 2 uniquement en association avec un autre antidiabétique oral et en seconde intention (après monothérapie orale à la dose max).
L’association avec la metformine est conseillée chez les sujets obèses, sinon, avec les ulfamides hypoglycémiants en cas d’intolérance à la metformine ou de CI à ce médicament.
L’administration se fait en une prise par jour, la biodisponibilité n’est pas influencée par les repas.
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez le sujet âgé ou insuffisant rénal.
La posologie recommandée est de 4 à 8 mg par jour de rosiglitazone (AVANDIA cps à 2, 4 et 8 mg) et de 15 à 30 mg pour la pioglitazone (AVANDIA cps à 15 et 30 mg).
Il n’existe pas de donnée sur l’intérêt d’une triple association glitazone-metformine-sulfamide.
L’efficacité des deux médicaments est analogue : en association avec la metformine, aussi bien qu’avec un sulfamide, ils entraînent une chute significative de l’ordre de 1.3% en moyenne du taux d’Hb A1C, comparativement à un placebo.
Trois contre-indications sont reconnues :
Les glitazones sont foetotoxiques et contre indiquées pendant la grossesse et l’allaitement.
Les glitazones sont des médicaments d’exception :
Dans tous les cas une surveillance hématologique (NFS), hépatique (transaminases) et cardio vasculaire doit être réalisée tous les deux mois pendant la première année de traitement.
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