L'étude HIVNET 012 est d'une importance majeure, tout
d'abord pour les pays du Tiers-Monde, mais ses conclusions vont
avoir des conséquences sur la prise en charge des femmes
enceintes dans les pays développés.
De Novembre 1997 à Avril 1999, 626 femmes enceintes
porteuses du VIH1 ont, dans un hôpital ougandais, été
tirées au sorte et assignées à l'un des
deux traitements suivants:
- 200 mg de névirapine
orale à la mère, au début du travail, et
2 mg par kg de névirapine
à l'enfant avant la 72ème heure.
- 600mg d'AZT
oral à la mère, au début du travail, puis
300 mg toutes les trois heures jusqu'à l'accouchement,
et 4 mg par kilog d'AZT
oral à l'enfant, deux fois par jour, pendant sept jours
après la naissance.
Le PCR ARN a été recueillie chez les enfants
à la naissance, à 6-8 semaines, et à 14-16
semaines.
Presque tous les enfants étaient allaités, et
96% le restaient à 16 semaines. Le risque de transmission
du HIV dans les deux groupes était:
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taux d'enfants contaminés |
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Groupe azt |
Groupe névirapine |
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Naissance |
10.4 % |
8.2% (NS) |
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6-8 semaines |
21.3% |
11.9% (p=0.0027) |
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14-16 semaines |
25.1% |
13.1% (p=0.0006) |
L'efficacité de la névirapine
comparée à la zidovudine
est une réduction du risque de transmission périnatale
de presque 50% à 14-16 semaines. Les deux traitements
ont été bien tolérés.
Ce schéma thérapeutique, simple et peu coûteux,
représente donc un progrès majeur dans la prise
en charge des femmes enceintes infectées par le VIH dans
les pays du Tiers Monde.
Dans les pays occidentaux, des travaux ultérieurs doivent
préciser la place de la névirapine
dans la période périnatale. Elle sera sans doute
également incontournable.