Fièvre hémorragique avec
syndrôme rénal (FHSR)
- en France
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- Bulletin Epidémiologique
Hebdomadaire 33/99
- Résumé: Elisabeth
FOURNEL,
- stagiaire, 3ème cycle
de médecine générale
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à consulter également
sur le sujet:
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- 1. Rappel sur les Hantavirus :
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- Les hantavirus sont des virus à ARN , enveloppés,
classés en 8 sérotypes formant le genre Hantavirus
dans la famille des Bunyaviridae .
Certains hantavirus sont responsables d'une fièvre hémorragique
avec syndrome rénal, qui cause plus de 200.000 hospitalisations/
an en Europe et en Asie .
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- Chaque hantavirus est associé à une espèce
unique de rongeurs chez lesquels il produit une infection prolongée
asymptomatique . La transmission à l'homme se fait par
contact ou inhalation des excrétas des animaux infectés
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- Le virus PUU ( Puumala ) est le principal agent de la FHSR
en France . La période d'incubation de la maladie est
de l'ordre d'1 semaine à 2 mois . Le principal vecteur
en France est le campagnol rousseâtre .
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- . L'isolement sanguin du virus est très long et ne
donne que rarement des résultats positifs . La recherche
d'ARN viral par biologie moléculaire serait plus rapide
et plus sensible mais plus délicate . Le diagnostic est
donc fait par immunofluorescence indirecte et par une recherche
d'IgG et d'IgM par ELISA, techniques sensible et relativement
spécifiques
-
- . Les IgM sont détectées pendant la 1ère
semaine, et les IgG atteignent un maximum au bout de 15 jours
et restent positifs pendant plus de 50 ans !
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- 2. Tableau clinique de la FHSR :
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- Association d'un syndrome grippal avec polyalgies sévères,
céphalées, des troubles de l'accommodation ( dans
40% des cas ), une thrombopénie constante dans la 1ère
semaine et une protéinurie massive .
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- A noter que la symptomatologie n'est pas toujours franche
et le tableau clinique peut faire évoquer une colique
néphrétique ou une urgence abdominale .
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- a) L'atteinte rénale :
- D'abord, association d'une oligurie, une protéinurie
et d'une hématurie microscopique
- Secondairement, apparition d'une insuffisance rénale
dans 50 % des cas, avec un aspect hyperréflectifs des
reins de grosse taille et parfois un épanchement périrénal
. L'évolution est favorable avec apparition d'une polyurie
. Rarement la dialyse est nécessaire .
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- b) Les signes hémorragiques
:
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- - Très discrets, mais on retrouve une épistaxis
dans 22 % des cas, avec parfois présence d'hémoptysie
ou d'hématurie dans certains cas .
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- c) L'atteinte respiratoire :
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- - Une simple gène pharyngée est retrouvée
dans 20 % des cas .
- - L'atteinte pulmonaire est relativement fréquente,
avec aspect radiologique de pneumopathie atypique dans 17% des
cas, d'dème pulmonaire dans 33 % des cas et un aspect
strictement normal dans 50 % des cas ( sur une étude rétrospective
comportant 124 dossiers ) . L'aspect radiologique pouvant évoluer
au cours du temps, il est nécessaire de répéter
les examens radiologiques .
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- d) Atteinte cardiaque :
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- - Bradycardie sinusale asymptomatique retardée, quelques
épanchements péricardiques, absence de tachycardie
lors des épisodes fébriles, absence de myocardite
.
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- e) Atteinte neurologique :
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- - Céphalées très fréquentes,
rarement un syndrome méningé . La PL est normale,
ou retrouve une discrète protéinorachie, très
rarement une réaction cellulaire .
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- f) Atteinte digestive :
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- - Troubles non spécifiques ( douleurs épigastriques,
nausées ) . La fibroscopie gastrique retrouve des pétéchies
avec un aspect congestif antral . On retrouve fréquemment
une cytolyse modérée .
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- g) Autres symptômes :
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- - dème du visage, polyarthralgies, polyadénopathies,
éruption maculo-papuleuse, myalgies .
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- 3. Evolution :
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- Dans le cadre de l'épidémie survenue dans la
région de Charleville-Mézières, il n'y a
eu aucun décès .
Cependant on a recensé 2 chocs hypovolémiques sévères,
un syndrome de Guillain-Barré apparu dans un délai
de 15 jours avec séquelles modérées, un
patient avec une insuffisance rénale chronique et un patient
ayant conservé comme séquelle un insuffisance post-hypophysaire
.
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- 4. Epidémiologie de l'infection
à Hantavirus :
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- Signalée pour la 1ère fois en France en 1982,
avec un recensement de 800 cas depuis cette date. La plupart
des cas ont été recensé dans le quart nord-est
du pays, avec des bouffées épidémiques tous
les 3 ans . Ces épidémies sont réparties
dans 4 zones : le massif forestier des Ardennes, la Picardie,
la Franche-Comté, et la Lorraine .
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- Association de certains facteurs d'exposition à la
maladie :
- - Professions forestières, agricoles ou du bâtiment
;
- Localisation de la résidence à proximité
d'une forêt .
- Les expositions en forêt .
- La fréquentation de locaux fermés ( granges,
etc.. ) .
- Les travaux de terrassement .
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- Conclusion :
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- L'influence du mode de vie du campagnol roussâtre sur
l'épidémiologie de la FHSR dans le centre de l'Europe
reste très hypothétique . En particulier il n'y
a aucune explication quant au rythme des bouffées épidémiques,
synchronisées tous les 3 ans . Pas plus qu'en ce qui concerne
les facteurs environnementaux qui permettent la conservation
du virus sur le substrat, puis son inhalation