Le peginterferon a montré son intérêt
dans l'hépatite chronique à virus C. Il était
logique de se demander si ce produit gardait son intérêt
en cas de cirrhose associée. 271 patients ont été
répartis aléatoirement en trois groupes:
- l'un recevant 3 millions d'unités
d'interféron alpha 2a, trois fois par semaines (88 patients)
- l'autre recevant 90 mg de peginterféron
alpha 2a une fois par semaine (96 patients)
- le troisième recevant 180 mg de peginterféron
alpha 2a une fois par semaine (87 patients)
Le traitement était administré
pendant 48 semaines, les patients restaient suivis pendant 24
semaines supplémentaires. L'évaluation de l'efficacité
était basée sur la mesure de l'ARN du VHC, les
ALAT, et la biopsie hépatique. On considérait qu'il
existait une réponse histologique en cas de diminution
d'au moins deux points sur l'Index Histologique d'Activité
(échelle de 22 points).
En analyse en intention de traiter, les résultats
sont les suivants à la 72ème semaine
|
Groupe |
charge virale indétectable |
normalisation des ALAT |
réponse histologique (n=184) |
|
interféron alpha 2a |
8% |
15% |
31% |
|
peginterféron alpha 2a 90 mg par semaine |
15% |
20% |
44% |
|
peginterféron alpha 2a 180 mg par semaine |
30% |
34% |
54% |
|
valeur de p (interféron alpha 2a vs peginterféron
alpha 2a 180 mg par semaine) |
0.001 |
0.004 |
0.02 |
La tolérance des trois traitements
était comparable. Les auteurs concluent à la supériorité
de l'administration de 180 mg de peginterféron alpha 2a
une fois par semaine, sur celle de 3 millions d'unités
d'interféron alpha 2a trois fois par semaine, chez les
patients porteurs d'une hépatite C avec cirrhose.