- Le sport peut être source
d'HTA, peut être le traitement de l'HTA
- L'HTA peut être facteur d'accident
circulatoire lors de l'activité physique
Ø
Le sport
comme traitement de l'HTA
- - Il semble que le sport peut
aider à traiter ou traiter l'HTA sous certaines conditions
- - Sport effectué en endurance
(courses à pied, cyclisme, natation,) à la limite
du seuil d'essoufflement, à 60% de la FMT,
- - Activité soutenue au
moins 1 heure par séances,
- - Entraînement au moins
trois fois par semaine,
- - Prolongé pendant au
moins 6 mois consécutif,
- - L'effet positif disparaît
à l'arrêt du sport
Ø
Traitement
de l'HTA chez le sportif
- 1. Traitement
antihypertenseur central
- Ne sont pas interdits
- L'action centrale et les effets
secondaires à base de somnolence ne prédisposent
pas à une bonne tolérance à l'effort
- Ils réduisent la sécrétion
des catécholamines, gênant l'adaptation à
l'effort
- Ces médicaments sont
donc illogiques chez le sportif
- A considérer à
l'écart : RILMENIDINE qui ne semble pas présenter
d'effet secondaire gênant pour le sportif
- 2. Traitement
Diurétique
- Les diurétiques font
partie des produits interdite pour la compétition (produits
masquants)
- Pour le sport loisir, ils sont
illogiques. Il existe un risque de dehydratation pour les sports
de longue durée, et un risque de crampes par hypokaliémie.
Le risque d'accident cardiaque dû à l'hypokaliémie
est présent.
- 3. Traitement
bêtabloquant
- - Ils font partie des produits
dopants, donc interdit dans le sport de compétition. (Peuvent
avoir des autorisations sur justification thérapeutique)
- - Pour le sport loisir, les
bêtabloquant sans cardioselectivité ou sans activité
sympathomimétique intrinsèque restent illogiques.
Ils entraînent une mauvaise adaptation de la tachycardie
d'effort, une limitation de la vasodilatation artérielle,
masquent les signes de fatigues et de déshydratation,
provoquent des hyperthermies, agissent sur le métabolisme
glucidique.
- 4. Traitement
par inhibiteurs calciques
- - Le mode d'action et la tolérance
à l'effort permettent de les utiliser chez le sportif,
avec le risque de crampes, et de douleurs musculaires liées
à l'interférence sur le métabolisme calcique.
- 5. Traitement
par Inhibiteur de l'enzyme de conversion.
- - C'est le traitement le plus
logique chez le sportif. Il respecte la physiologie de l'effort,
permettant à la pression diastolique à l'effort
de s'adapter normalement.
- 6. Traitement
par alpha bloquant
- - Aucun problème de tolérance
à l'effort
Ø
Pour conclure
- - Cet article nous montre, qu'il
faut réfléchir à l'antihypertenseur choisi,
non seulement en fonction du terrain, mais aussi en fonction
de l'activité physique. Il est nécessaire d'évaluer
la pratique sportive de nos patients hypertendus. IL faut choisir
son traitement en fonction de cette pratique, et la réévaluer
régulièrement.
- - Si le patient pratique la
compétition, les diurétiques, et les bêtabloquant
sont contre indiqués.
- - Si le patient pratique des
sports d'endurance, les diurétiques, les bêtabloquants,
les centraux sont illogiques
- - Si le patient pratique des
sports de force statique, il est nécessaire de lui faire
changer de sport (l'HTA est une contre-indication) et de réévaluer
sa tension après six mois
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