Lipatrophie et stavudine: un switch thérapeutique est bénéfique
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Lipatrophie et stavudine: un switch thérapeutique est bénéfique

  • Improvement in lipoatrophy associated with highly active antiretroviral therapy in human immunodeficiency virus-infected patients switched from stavudine to abacavir or zidovudine: the results of the TARHEEL study McComsey GA et al.Clin Infect Dis. 2004 Jan 15; 38(2): 263-70. Epub 2003 Dec 18

Résumé: Jean-Pierre AUBERT







A consulter sur le sujet:





On sait que dans la survenue des lipoatrophies (ou lipodystrophies) associées aux traitement antirétroviraux hautement actifs (HAART), la stavudine (D4T) est fréquemment impliquée. Au contraire il semble que l'abacavir et la zidovudine soient plus rarement en cause.

118 patients, ayant développé une lipoatrophie après six mois ou plus de traitement comprenant la stavudine, ont eu leur traitement modifié par la substitution à la stavudine d'abacavir (86 patients [73%]) ou de zidovudine (32 patients [27%]), 300 mg deux fois par jour. Tous les patients avaient, avant le switch thérapeutique, une charge virale VIH inférieure à 400 copies par ml.

48 semaines après la modification thérapeutique, l'absorptiométrie biphotonique montrait une élévation moyenne du taux de graisse de 35% au niveau des bras, 12% aux niveau des jambes, 18% au niveau du tronc, par rapport au taux de base.

Un questionnaire sur "l'image du corps" a montré qu'un pourcentage significatif de patients ressentaient un gain de graisse dans les brs (22%), les jambes (18%), les fesses (19%) et le visage (27%). Les charges virales sont restées indétectables pendant la période d'étude.

Commentaire:

Ce résultat est intéressant: on savait jusqu'alors que la stavudine était plus souvent que les autres médicaments impliquée dans la survenue de lipoatrophies, mais on ne savait pas si la suppression de ce médicament permettait ou non une récupération partielle. C'est ce que tend à montrer cet essai. Méthodologiquement, il doit être pris avec une certaine circonspection, étant donnée l'absence de groupe contrôle. Par ailleurs, les résultats ne sont quand même pas fracassants, puisqu'un an après le switch, seul un patient sur trois trouve son visage amélioré (alors que c'est la zone ou la perception de la dysmorphie est la plus douloureuse à vivre)




Pour en savoir plus:
Clinical Infectious Diseases
   
MeSH:
Acquired Immunodeficiency Syndrome
Anti-HIV Agents




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