Anomalies métaboliques et traitements
anti rétroviraux
- Recommandations du groupe
d'experts
- "Prise en charge thérapeutique
des personnes infectées par le VIH, 1999"
- Résumé: J.P.
Aubert
-
à consulter également
sur le sujet:
- 1.Anomalies cliniques
-
- Il s'agit d'une répartition
anormale des graisses avec
- fonte adipeuse au niveau des membres
et du visage,
- dépôt de graisses au niveau
du tronc (abdomen, bosse de bison, seins) et autour des organes
intra abdominaux. Le terme de lipodystrophie est utilisé
pour décrire ces anomalies.
-
- Plus de 50% des patients traités
par antirétroviraux en souffrent à des degrés
divers. Les antiprotéases ne sont pas les seuls pourvoyeurs.
-
- 2. Anomalies biologiques
-
- Métabolisme glucidique
-
- Il existe un diabète chez 5%
des patients traités, et une intolérance au xhydrates
de carbone, ou une insulino résistance, chez 30% des patients.
-
- Métabolisme lipidique
-
- Lors de traitements anti rétroviraux
comportant une antiprotéase, on note:
- une hypertriglycéridémiele
plus souvent modérée chez 15 à 40% des patients,
- une hypercholestérolémie
avec élévation du LDL cholestérol chez environ
20% des patients.
-
- 3. Physiopathologie
-
- Elle est inconnue
-
- 4. Evolution
-
- Les anomalies semblent ne pas régresser,
malgré les modifications thérapeutiques proposées.
Pour l'instant il n'a pas été montré d'augmentation
de fréquence des accidents cardio vasculaires, mais le
recul manque
-
- 5. Prise en charge des patients.
-
- Recherche des anomalies cliniques
-
- Mesure tous les trois mois du poids,
du tour de taille, du tour de poitrine, du rapport taille-hanches,palpation
de l'abdomen. Aspect général des téguments
(veines saillantes, bosse de bison....). Le scanner ou l'IRM,
seuls capables de visualiser une augmentation du tissu graisseux
péri viscéral, ne sont pas recommandés.
-
- Recherche des anomalies biologiques
-
- Tous les patients, quelle que soit
leur thérapeutique anti rétrovirale, doivent bénéficier
tous les trois mois d'une mesure de la glycémie à
jeun, des triglycérides et du cholestérol avec
ses sous fractions.
- Un test de tolérance au glucose
peut être proposé une fois par an, dans la mesure
ou ce test est plus sensible que la glycémie à
jeun pour dépister l'intolérance aux hydrates de
carbone
-
- Recherche d'autres facteurs de risque
cardio vasculaires
-
- la recherche d'autres facteurs de risque
personnels ou familiaux au plan cardiovasculaire sera très
soigneuse: tabac en premier lieu, mais aussi pression artérielle,
consommation d'alcool, mode de vie, prise d'oestro progestatifs.
-
- Attitudes pratiques
-
- L'adiposité tronculaire pourra
être améliorée par un régime normocalorique
et la pratique sportive.
-
- En cas d'intolérance aux hydrates
de carbone, on propsera un apport alimentaire normo calorique
privilégiant les sucres lents. En cas de diabète
nécessitant un traitement, on utilisera en première
intention la metformine.
-
- En cas d'hyperlipidémie, les
règles hygiéno diététiques sont également
au premier plan. Compte tenu du risuqe d'interactions médicamenteuses
avec certaines statines, et d'un rapport efficacité-toxicité
non évalué pour les fibrates, ces traitements ne
peuvent être systématiquement proposés: leur
prescription résulte d'une évaluation au cas par
cas
-
- La lutte contre les autres facteurs
de risque est primordiale (tabac, stress, HTA).
-
- Le traitement par l'hormone de croissance
n'est pas actuellement recommandé.
-
- Faut-il modifier le traitement antirétroviral?
-
- Dans la mesure où les modifications
du traitement antirétroviral ne semblent pas s'accompagner
d'une régression évidente des troubles, l'objectif
d'efficacité virologique reste prioritaire, et la modification
du traitement antirétroviral ne s'impose pas.
-
Ce texte vous a intéressé,
vous souhaitez réagir, poser des questions? Contactez-nous:
vos remarques seront publiées sur le site, et transmises
à l'auteur.
Nous adhérons aux principes de la charte HONcode. Vérifiez ici.
| |