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SFTG PARIS-NORD

Médicaments de l'incontinence urinaire

 

 

 
Traitements médicamenteux
des troubles vésico-sphinctériens
F. Dagues et P. Costa, La revue du Praticien, 1195;45:37-41
 
Résumé: JP Aubert
 

à consulter également sur le sujet:

 
Les différents produits utilisables pour traiter une incontinence urinaire agissent, soit en réduisant les contractions vésicales qui débordent les résistances urinaires, soit en augmentant les résistances urinaires. Les premiers seront utilisés préférentielleemnt devant un tableau d'impériosité mictionnelle, les seconds devant un tableau d'insuffisance sphinctérienne.
 
1. Traitements diminuant la contractilité vésicale
 
Ils sont utilisés devant un tableau ou domine l'impériosité mictionnelle, plus qu'une insuffisance sphinctérienne.
 
1.1. Anticholinergiques et antispasmodiques musculotropes
 
L'atropine et les anticholinergiques bloquent la stimulation parasympathique qui entraîne la contraction du détrusor. Ce blocage est souvent incomplet (existe-t-il d'autres neurotransmetteurs non cholinergiques, non adrénergiques?)
 
La molécule la plus efficace dans ce groupe est l'oxybutinine (DITROPAN, DRIPTANE).
Sa courte demi-vie impose 3 à 4 prises quotidiennes. Contre-indications: glaucome à angle fermé
Effets secondaires: sécheresse de la bouche, constipation.
 
1.2. D'autres classes thérapeutiques ont été utilisées, mais le niveau de preuve associé à leur emploi reste faible:
 
  • anticalciques: partiellement efficaces. Des risques de torsades de pointe ont été décrit après emploi dans l'incontinence urinaire
  • AINS, mais leurs effets secondaires digestifs rendent impossible leur emploi sur la durée
  • agonistes bêta adrénergiques (terbutaline BRICANYL), mais effets secondaires fréquents dans cette indication (tachycardie, tremblements)
  • antidépresseurs tricycliques, en particulier imipraminiques, mais là aussi les effets secondaires sont gênants.
En pratique les anticholinergiques sont les plus utilisés dans cette famille, les anticalciques et les antidépresseurs peuvent être intéressants si une autre pathologie (cardiovasculaire pour les anticalciques, psychiatrique pour les antidépresseurs) justifie par ailleurs leur emploi.
 
2. Traitements augmentant les résistances uréthrales
 
Ils sont utilisés face à un tableau où domine l'insuffisance sphinctérienne (fuites à l'effort, urètre mobile en poussée, pression de clôture urétrale abaissée)
 
2.1. Agonistes alpha-adrénergiques
 
Le col vésical et l'urèthre proximal sont richement innervés par des fibres orthosympathiques dont la stimulation entraîne la fermeture du col et l'augmentation des pressions uréthrales.
 
Les agonistes alpha adrénergiques peuvent améliorer la fermeture du col vésical, mais leur emploi doit être prudent en cas d'hypertension artéreille, de trouble cardio vasculaire, ou d'hyperthyroïdie. Le principal produit de ce groupe est la phénylpropanolamine, qui se trouve dans divers médicaments utilisés dans les rhinites.
 
2.2. Oestrogènes
 
l'imprégnation oestrogénique améliore la trophicité du trigone et de l'urèthre féminins, et par là jouent un rôle dans la qualité de la continence.
 
L'association alpha-mimétiques et supplémentation oestrogénique peut être tentée lorsque la monothérapie ne suffit pas.

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