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sur le sujet:
banques
d'images dermatologiques
L'objectif de ce travail était d'identifier et de synthétiser
les preuves d'efficacité, et les rapports coût/efficacité
des traitements topiques des infections mycosiques de la peau
et des ongles des orteils.
Les principales mesures de résultats portaient sur
le taux de guérison, confirmé par culture et par
microscopie pour la peau, et par culture pour les ongles, chez
des patients ayant des infections fongiques diagnostiquées
cliniquement.
126 essais ont été identifiés, dont 72
remplissaient les critères d'inclusion.
Rappel des familles thérapeutiques
et des médicaments disponibles en France
Mycoses cutanées
Voici les risques relatifs d'échec dans les essais
contre placebo, pour les infections cutanées:
11 essais comparant les allylamines
aux azolés
sont disponibles, il montrent un avantage léger pour les
allylamines
(risque relatif d'échec 0.88 [0.78-0.99] en faveur des
allylamines).
Cette différence ne se maintient pas si l'on n'isole que
les essais en langue anglaise.
Mycoses des ongles
Les auteurs ont trouvé sept essais comparatif des traitements
topiques pour les mycoses unguéales parmi les essais qui
répondaient à leurs critères d'inclusion.
Ils n'en ont retenu que deux (les autres rapportant des données
combinées pour les ongles des doigts et des orteils).
Le premier essai comparaît deux vernis à 5% d'amorolfine,
combinés à deux différents excipients: le
taux de succès du traitement à 6 semaines était
de 90% dans les deux groupes.
Le second essai comparaît une solution de Clotrimazole
à de l'huile de théier, montrant un taux de guérison
de 10%, analogue entre les deux groupes.
Aucun essai de traitement des mycoses unguéales des
orteils n'a donc montré de différence statistique
significative entre les traitements topiques de l'essai.
Conclusions
Les allylamines,
les azolés
et l'acide undécénoïque
ont démontré leur efficacité dans des essais
contrôlés contre placebo. On ne dispose d'essais
comparatif qu'entre les allylamines
et les azolés:
les allylamines
sont légèrement plus efficaces que les azolés,
mais beaucoup plus chers.
La meilleure stratégie, au plan du rapport coût/efficacité,
est de commencer le traitement par un azolé,
ou par l'acide
undécénoïque, et de n'utiliser les allylamines
qu'en cas d'échec du premier traitement.
La conclusion de cet analyse est très vivement critiquée
dans l'éditorial
du même numéro du BMJ.