pathologies courantes des paupières |
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Résumé: Françoise LECOMPTE |
Chaque paupière, supérieure et inférieure présente :
Etymologiquement, ce terme signifie inflammation de la paupière. En pratique, on l’emploie pour les affections du bord libre de la paupière. On distingue les blépharites chroniques diffuses des blépharites focalisées, plus ou moins aigues
Brûlures oculaires, sensation de corps étranger, larmoiement, douleur modérée de l’œil et des paupières, baisse d’acuité visuelle le matin.
Le bord libre est rouge, avec des croûtes et des débris incrustés à la base des cils, et des télangiectasies le long de la partie antérieure de ce bord libre. Les orifices glandulaires sont chargés et graisseux. Il peut exister des sécrétions mousseuses. Une conjonctivite peut être associée.
Mauvaise hygiène ( mouchoir et mains sales) , sécheresse oculaire, psoriasis, diabète, environnement (pollution, climatisation, poussières), iatrogénie : radiothérapie, oestrogènes androgènes, rétinoïdes, antiandrogènes)
Les principales formes de blépharite chronique sont la blépharite séborrhéique et le dysfonctionnement des glandes de Moebonius (DGM) dont l’étiologie la plus courante est la rosacée
Le traitement permet plus un contrôle de la situation qu’une guérison complète. Il comporte des mesures d’hygiène, fondamentales : lavage des mains, mouchoirs jetables, massage mécanique pluriquotidien du bord libre des paupières à l’aide de compresses chaudes ou d’un gel du commerce, et le traitement des facteurs favorisants. Parfois il est nécessaire d’utiliser une antibiothérapie par voie locale ou générale.
Il s’agit d’une tumeur bénigne développée aux dépens d’une glande de Moebonius, qui se dilate à la suite de l’obstruction de l’orifice de cette glande.
Cliniquement, c’est une petite masse arrondie enchâssée dans la paupière, siégeant un peu au dessus du bord libre.
L’évolution peut se faire de 4 façons :
Quelle que soit l’évolution, la récidive est possible
Toujours médical pour commencer : mesures d’hygiène, compresses chaudes, traitement local associant antibiotiques et corticoïdes locaux pendant 7 jours. Dans 50% des cas, l’excision chirurgicale sera nécessaire, à froid, en dehors des périodes inflammatoires.
C’est une surinfection aigue de la glande pilo-sébacée de Zeiss, annexée à un cil. Le plus souvent un staphylocoque est en cause.
Au début, il y a un oedème palpébral, puis un foyer inflammatoire rouge induré apparaît, dont la palpation déclenche une douleur exquise. Ensuite la douleur devient lancinante et un furoncle apparaît à la racine du cil.
L’évolution spontanée se fait vers l’évacuation du pus et du cil, faisant disparaître la douleur. Un traitement local antibiotique et corticoïde de 7 jours est le plus souvent suffisant
Certaines formes graves avec gros oèdème de la paupière, adénopathies, fièvre peuvent imposer une antibiothérapie par voie générale.
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