- atteintes cutanées
et hépatiques graves
- avec VIRAMUNE
- Un communiqué de l'agence
grançaise de sécurité sanitaire des produits
de santé
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- Mon cher confrère,
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- La toxicité cutanée et hépatique
de la névirapine (VIRAMUNE) a été mise en
évidence dès le début de son utilisation.
Malgré des mises en garde successives, des cas d'atteintes
cutanées et hépatiques mettant en jeu le pronostic
vital, parfois d'évolution fatale, continuent à
pêtre observés en France chez des patients traités
par VIRAMUNE. En effet, deux cas fatals de syndrôme de
Lyell et un cas dhépatite fulminante survenus courant
décembtre ont récemment été déclaré
à l'AFSSAPS.
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- De Novembre 1997 à Novembre 199, 16
syndrômes de Stevens-Johnson et 14 syndrômes de Lyell,
dont cinq d'évolution fatale, ainsi que 44 observations
d'atteintes hépatiques graves ont été notifiés.
Durant cette même période, le nombre de patients
traités par VIRAMUNE en Franc eest estimé entre
15000 et 1000. L'incidence des syndrômes de Stevens Johnson
et de Lyell est estimée à environ 0.2% (IC 0.1%-0.3%)
chez les patients traités par VIRAMUNE.
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- L'analyse des observations
d'atteintes cutanées graves a
mis en évidence des facteurs de risque dans certains cas,
tels que le non-respect de la posologie 200 mg par jour pendant
les 14 premiers jours, ou un délai important entre la
survenue d'une atteinte cutanée et la consultation.
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- En conséquence il est nécessaire
de respecter strictement la posologie (1 comprimé à
200 mg par jour pendant les 14 premiers jours puis deux comprimés
par jour) et de surveiller la tolérance cutanée
de la VIRAMUNE, surtout au cours des six premières semaines,
et plus particulièrement lors de l'augmentation de dose.
Il est donc recommandé:
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en cas d'atteinte cutanée isolée,
de surveiller étroitement la tolérance cutanée.
Si des symptômes ou signes généraux apparaissent
(tels que fièvre, phlyctènes, lésions buccales,
conjonctivite, oedème de la face, oedème, arthralgies,
myalgies, malaise, atteinte hépatique ou attiente rénale),
ARRETER IMMEDIATEMENT ET DEFINITIVEMENT LA VIRAMUNE.
- En cas d'atteinte cutanée d'emblée
grave (Stevens-Johnson ou Lyell, atteinte cutanée avec
symptômes ou signes généraux), D'ARRETER
IMMEDIATEMENT ET DEFINITIVEMENT VIRAMUNE.
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- Il est à noter que si une atteinte
cutanée isolée survient durant les 14 premiers
jorurs de traitement à la posologie de 200 mg par jour,
il ne faut pas augmenter la posologie tant que l'éruption
cutanée persiste.
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- De plus, pour les jeunes patients (âgés
de moins de 16 ans), la posologie pendant les quatorze premiers
jours est de 4 mg par kilog et par jour, une fois par jour. Une
surveillance étroite de la cutanée est nécessaire
car les atteintes cutanées, tel un érythème
fessier, peuvent passer inaperçues.
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- L'analyse des atteintes
hépatiques graves a montré
qu'elles étaient le plus souvent de type cytolytique,
associées à des manifestations d'hypersensibilité,
survenues au cours des deux premiers mois.
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- il est donc recommandé de pratiquer
systématiquement un bilan hépatique bimensuel pendant
les deux premiers mois de traitement, ou en cas de survenue de
signes d'hypersensibilité et/ou d'atteinte hépatique.
Le traitement par VIRAMUNE doit être arrêté
dans les cas suivants:
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- élévation asymptômatique
des transaminases > 5N. Après normalisation du bilan
hépatique, une réadministration de VIRAMUNE peut
être envisagée au cas par cas selon le schéma
posologique initial (200 mg par jour pendant 14 jours, puis 400
mg par jour). Si ces anomalies répapparaissent, il est
nécessaire d'interrompre définitivement VIRAMUNE.
- Elévation des transaminases > 2N,
associées à des signes cliniques d'hypersensibilité
(tels que fièvre, atteinte cutanée, arthralgies,
myalgies, hyperéosinophilie, atteinte rénale) et-ou
d'atteinte hépatique (tels que asthénie, troubles
digestifs, ictère). La réadministration de VIRAMUNE
doit être contre-indiquée en raison du risque potentiel
d'atteintes hépatiques graves, voire fatales.
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- Il est important de s'assurer que les patients
ont pleinement connaissance de ces informations avant de commencer
le traitement. Une NOTE D'INFORMATION à leur attention
vous est proposée à cet effet.
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- Enfin je vous rappelle qu'une déclaration
d'effet indésirable doit être effectuée auprès
de votre Centre Régional de Pharmacovigilance en cas de
survenue d'un effet indésirable grave (mêm s'il
est connu), d'un effet inattendu, ou de tout effet que vous jugez
pertinent de déclarer car potentiellement grave. Afin
que vos préoccupations soient prises en compte, cette
démarche est à effectuer même si la relation
de causalité entre la survenue de l'effet indésirable
et la prise du médicament vous semble incertaine.
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- Je vous remercie de bien vouloir diffuser
ce courrier à l'ensemble des personnes de votre territoire
d'intervention géographique impliquées dans la
prise en charge du VIH.
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- Je vous prie d'agréer, cher confrère,
l'expression de ma considération distinguée
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- Pr. Jean-Michel ALEXANDRE
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