Après de premières études
portant sur des effectifs faibles, on a pensé que l'aspirine
prévenait le risque de pré-éclampsie. Des
études de meilleures qualité méthodologique
n'ont pas confirmé ce résultat, au moins chez les
femmes à faible risque de pré-éclampsie.
Il restait un doute sur l'intérêt éventuel
de ce produit chez des sous-groupes de femmes à haut risque.
Les auteurs ont construit un essai contrôlé
contre placebo, en double aveugle, randomisé, chez quatre
groupes de femmes enceintes à risque élevé
de prééclampsie:
- 471 femmes diabétiques insulinodépendantes
- 774 femmes atteintes d'hypertension chronique
- 688 femmes porteuses de grossesses multipes
- 606 femmes présentant un antécédent
de pré-éclampsie au cours d'une précédente
grossesse.
Les patientes ont été incluses
entre la 13ème et la 26 ème semaines. Elles ont
reçu 60 mg d'aspirine par jour, ou un placebo.
Les données manquantes ont concerné
36 sur les 2539 femmes de l'essai. L'incidence de la pré-éclampsie
était similaire chez les 1254 femmes du groupe aspirine,
et chez les 1249 femmes du groupe placebo (aspirine 18%; placebo
20% p=0.23). Dans aucun des sous-groupe, classés par facteur
de risque de pré-éclampsie, l'incidence de pré-éclampsie
n'a été modifiée par l'aspirine:
|
facteur de risque |
incidence sous aspirine |
incidence sous placebo |
p |
|
diabète |
18% |
22% |
0.38 |
|
hypertension |
26% |
25% |
0.66 |
|
grossesses multiples |
12% |
16% |
0.10 |
|
atcdt de pré-éclampsie |
17% |
19% |
0.47 |
|
total |
18% |
20% |
0.23 |
De plus les incidences de mort périnatale,
d'accouchement prématuré, de retard staturo-pondéral
étaient similaires dans les groupe aspirine et placebo.
Les auteurs concluent que chez des femmes
à haut risque de pré-éclampsie, l'aspirine
à faible dose ne réduit ni l'incidence de la pré-éclampsie,
ni le pronostic périnatal
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- Pour en savoir plus:
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- New England Journal of Medicine
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