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sur le sujet:
Bien qu'on ait noté une possible réduction
de l'incidence de la pré-éclampsie chez des femmes
présentant un risque élevé d'une telle complication,
son efficacité chez des femmes enceintes nullipares, en
bonne santé, n'est pas connue.
Les auteurs ont étudié 3135
femmes nullipares normotensives, présentant une grossesse
de 13 à 26 semaines, pour déterminer l'influence
de l'aspirine sur le risque de pré-éclampsie. 1570
femmes ont reçu 60 mg par jour d'aspirine, 1565 un placebo,
jusqu'à la fin de leur grossesse.
2895 femmes ont été suivies
jusqu'au terme de leur grossesse (95%). L'incidence de la préécleampsie
était plus basse dans le groupe aspirine que dans le groupe
placebo (4.6% vs 6.3%, RR 0.7, IC 95%:0.6-1, p=0.05), alors que
l'incidence de l'hypertension gravidique était de 6.7%
et 5.9% respectivement. Aucune différence significative
n'a été observée entre les deux groupes
quant:
- au poids de naissance des enfants
- à l'incidence du retard de croissance
intrautérin
- à l'incidence des hemorragies du postpartum,
ou des saignements néo nataux
Le décollement placentaire était
plus fréquent dans le groupe aspirine (11 femmes) que
dans le groupe placebo (2 femmes, p=0.01).
Les auteurs concluent que l'aspirine à
faible dose réduit l'incidence de la pré-éclampsie
chez les femmes nullipares (surtout celles dont la pression artérielle
systolique initiale est élevée), mais ne réduit
pas la morbidité périnatale ni le risque de décollement
placentaire. (N Engl J Med 1993;329:1213-8.)
- Pour en savoir plus:
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- New England Journal of Medicine
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