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La modification des facteurs de risque réduit
le risque de diabète. Tautologie ? Mais quelle est
la mesure de cette réduction, puisque le diabète
de type 2 est vraisemblablement le résultat conjugué,
intriqué de facteurs génétiques et environnementaux ?
Peu détudes de prévention sont disponibles.
Une équipe finlandaise a conduit sur
4 années une étude prospective sur 522 sujets de
40 à 65 ans (2/3 de femmes) avec deux facteurs de risque : un surpoids
(Indice de masse corporelle > 25, BMI moyen 31) et une " tolérance dégradée
au glucose "
sans diabète (définie par
une glycémie à jeun inférieure à
7.8 mmol/l et, après charge de 75 g, entre 7.8 et 11 mmol/l).
Un groupe témoin a été
associé après randomisation (prenant en compte
le traitement , en particulier antihypertenseur) à un
groupe interventionnel, qui a reçu des conseils individualisés pour
la réduction de leur poids, en termes diététiques
(réduction des lipides alimentaires et des lipides saturés,
augmentation des fiblres) et en termes d'activité physique.
Létude a fait apparaître
une différence
significative entre les deux groupes
Pour les auteurs, cette étude montre
indubitablement la possibilité
dune prévention du diabète de type 2 chez
les patients à haut risque ,
avec une réduction importante du risque (environ 58%) et une bonne rentabilité
(il faut traiter 22 sujets à risque pendant un an ou 5
pendant 5 ans pour éviter un diabète). Elle confirme
les deux principales études du même type conduites
récemment en Chine et en Suède (létude
chinoise ne trouvant en outre pas de différence significative
entre les sous-groupes " exercice physique "
et " diététique ").
En outre, cette étude montre la possibilité
dune prévention
non médicamenteuse
(donc simplifiée pour les centres
de soins primaires et les campagnes de prévention) du
diabète de type 2.
Elle ouvre enfin la voie à la définition
de catégories-cibles de patients " à
risque " de diabète de type 2.