Les protecteurs de hanche sont des moyens efficaces de prévention
primaire et secondaire de la fracture du col du fémur du sujet âgé à risque.
Ils ne modifient pas le risque de chute.
Ils ont un effet en tant que
répartiteur de charge et d’atténuation,
par absorption, de l’énergie des chocs.
L’acceptabilité et l’observance nécessitent de respecter très précisément les indications.
- Ils concernent les sujets qui font des chutes à répétition ou les grands ostéoporotiques.
- Ils doivent être associés à la diminution des facteurs de risque de chute et aux traitements de l’ostéoporose.
- Leur acceptabilité dépend : choix du type / information du patient et sa famille
- Il faut régulièrement surveiller l’observance et réévaluer l’indication
(inutile si patient grabataire ou, au contraire, ayant récupéré une marche normale).
Les protecteurs peuvent être rigides, semi-rigides, composites ou souples.
La meilleure efficacité des protecteurs souples s’explique par l’acceptabilité de son port la nuit !
Il faut adapter le type de protecteur à l’activité du patient.
Exemples de situations cliniques typiques :
- Femme de 60 ans ménopausée précocement avec une ostéoporose à –3DS, très active et ne chutant que dans des activités à risque (sport d’hiver, foule, …) : protecteur de type rigide, semi-rigide ou composite, uniquement pour les situations à risque.
- Femme de 85 ans, frêle, avec séquelles d’hémiplégie et traitement par benzodiazépines : protecteur de hanche souple à porter la nuit.
- Homme de 85 ans avec Alzheimer, syndrome pyramidal, chute en déambulant, reste au lit la nuit : : protecteur de type rigide, semi-rigide ou composite porté le jour. S’il se levait la nuit (aggravation de sa désorientation) ajouter un système souple pour la nuit ou souple en continu.
Cousus dans des culottes ou amovibles (acheter les culottes du fabricant).
Coût : environ 100 euros