L'intérêt du repos dans la sciatique n'est pas évident Lack of Effectiveness of Bed Rest for Sciatica Patrick C.A.J. Vroomen, Marc C.T.F.M. de Krom, Jan T. Wilmink, Arnold D.M. Kester, J. Andre Knottnerus
The New England Journal of Medicine -- February 11, 1999 -- Volume 340, Number 6
183 sujets souffant dune sciatique de gravité suffisante pour justifier un repos au lit de deux semaines ont été répartis aléatoirement en deux groupes. Le premier groupe devait observer un repos strict, le second une activité raisonnable.
On a évalué limpression damélioration évaluée par le patient, et par le médecin, au terme de 2 et de 12 semaines. Ont également été évalués les modifications de létat fonctionnels, les scores douloureux, labsentéisme du travail, et la nécessité dune intervention chirurgicale.
Ni les investigateurs qui évaluaient les données, ni ceux qui en pratiquaient la saisie et lanalyse, nétaient au courant des consignes données aux patients.
Au bout de deux semaines une amélioration était ressentie par 70% des patients du groupe «repos » et par 65% des patients du groupe « activité », la différence étant significative.
Au bout de 12 semaines, dans les deux groupes, lamélioration était éprouvée par 87% des patients. Aucune différence nétait notée dans lintensité de la douleur, le statut fonctionnel était identique dans les deux groupes, ainsi que labsentéisme du travail.