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sur le sujet:
Le reflux gastro oesophagien est une pathologie très fréquente,
puisque plus du tiers de la population française présente
des symptômes compatibles avec ce diagnostic.
Mécanismes
Les mécanismes en cause sont:
- Effondrement du tonus du sphincter inférieur de l'oesophage,
le plus souvent par relaxation transitoires prolongées
survenant spontanément, et non à la déglutition.
- Hernie hiatale (inconstante)
- La sécrétion acide gastrique est le plus souvent
normale
- Reflux bilio gastrique parfois important
Présentation clinique
De haute
spécificité:
Brûlures, pyrosis, régurgitations, surtout post
prandiales ou en position couchée. Ces signes sont très
spécifiques, mais assez peu sensibles
Autres manifestations
- dyspagie
- troubles dyspeptiques
- toux chroniques,
- asthme
- laryngites chroniques
- douleur thoraciques pseudo coronariennes
L'intensité des symptômes n'est nullement prédictive
de la gravité des lésions d'oesophagite
Explorations
L'endoscopie peut mettre en évidence
une oesophagite, c'est l'examen le plus important, au plan diagnostique
comme au plan pronostique (grade)
La ph-Métrie oesophagienne,
surtout sur 24 heures, a une très grande sensibilité
et spécificité. Elle peut être utile dans
certains cas (cf infra)
La manométrie oesophagienne est indispensable avent
une chirurgie anti reflux.
Buts et principes du traitement
Le traitement vise:
- à soulager les symptômes,
- à cicatriser les lésions d'oesophagite
- à prévenir les récidives et complications
Mesures hygiéno diététiques:
- surélévation de la tête du lit: utilité
démontrée
- pas de recommandation diététique validée
Anti acides
(alginates en particulier):
- action courte, ne permettent pas la cicatrisation des lésions
d'oesophagite
- efficacité suffisante pour des reflux peu sévères
ou intermittents
Sucralfate: efficacité limitée
Prokinétiques:
agonistes dopaminergiques
(métoclopramide,
dompéridone)
efficaces sur les symptômes, mais non sur les lésions
d'oesophagite
agonistes acétylcholinergiques
(cisapride):
efficace sur les symptômes,et sur les lésions d'oesophagite
de faible grade.
Médicaments réduisant
la sécrétion acide: très efficaces,
bien que la sécrétion acide ne soit en général
pas perturbée
Anti H2
efficaces à faible dose (cimétidine
200 mg, ranitidine
75 mg, famotidine
10 mg) sur des reflux peu sévères, intermittents,
traités à la demande.
Inhibiteurs
de la pompe à protons
Très efficaces sur les symptômes et sur la cicatrisation
des lésions d'oesophagite, en une seule prise quotidienne.
A demi dose, ils ont obtenu l'AMM dans le reflux sans oesophagite,
après échec des autres thérapeutiques.
Hélicobacter pylori: pas de preuve de sa responsabilité.
Chirurgie
Deux techniques, consistant à réaliser un manchon
prenant l'oesophage distale sur toute sa circonférence
(Nissen) ou sur une partie seulement (Toupet).
Stratégie de prise en charge
Lorsque les symptômes sont typiques, le diagnostic doit
être considéré comme établi.
Chez le
sujet jeune, en bon EG, lors d'une première poussée:
- traitement symptômatique court (4 semaines) par alginates,
prokinétiques ou Anti
H2 à demi dose (seuls ou associés)
- si inefficace, ou si récidive à l'arrêt:
endoscopie
Après 45 ans: endoscopie d'emblée
Si oesophagite endoscopique:
inhibiteur de la pompe à protons, ou si grade faible:
Anti H2
ou cisapride.
Si endoscopie normale:
pHmétrie des 24 heures
En l'absence de symptôme sous traitement par inhibiteur
de la pompe à protons, la surveillance par endoscopie
est inutile.
Cet article fait l'objet d'un
questionnaire d'auto évaluation