Pourquoi prescrivons-nous des antibiotiques dans les rhinopharyngites? |
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Variabilité des pratiques médicales en médecine générale : la prescription d’antibiotiques
dans la rhinopharyngite aiguë.
J. Mousques et al., Questions d’économie de la santé, IRDES, 70, Août 2003
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Résumé: Jean-Pierre AUBERT |
La consommation d‘antibiotiques en France, qui a spectaculairement augmenté dans les années 80 et 90, est stable depuis 1998. Le nombre d’individus acquérant au moins une fois un antibiotique en un mois stagne autour de 7.3% ; En 1997 les français consommaient deux fois plus d’antibiotiques que les Britanniques et quatre fois plus que les Néerlandais. En Franc ele taux de résistance du pneumocoque à la péniciliine est de 50%. En 2001, le régime général de l’assurance maladie a consacré 731 millions d’euros au remboursement d’antibiotiques.
Les rhinopharyngites aiguës sont une cause fréquente de prescription d’antibiotiques (9.6% des prescriptions d’antibiotiques des généralistes.
Si 50.8% en moyenne des consultations pour rhinopharyngite se terminent par une prescription d’antibiotiques, ce taux est très variable d’un généraliste à l’autre (0 à 95% !!).
Le IRDES a cherché à savoir quels étaient les facteurs qui influençaient positivement ou négativement la prescription, en étudiant 254620 consultations effectuées par 778 médecins généralistes du réseau THALES.
Les facteurs qui jouent appartiennent à trois catégories :
A noter que l’exercice en groupe, le secteur d’exercice, le sexe du médecin, et l’impression du médecin de répondre à la pression du patient, n’ont pas d’influence sur le niveau de prescription d’antibiotiques.
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