- La ribavirine
- JC Duclos-Vallée, D. Samuel,
Médecine Thérapeutique 6; 8 ;664-668, Octobre 2000
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- Résumé: J.P.
Aubert
à consulter également
sur le sujet:
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- Pharmacologie
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- La ribavirine
est un analogue nucléosidique
de la guanosine. Son absorption se
fait au niveau du grêle proximal, le pic sérique
et atteint en 1.5 heure. Lors d'une administration orale de 600
mg deux fois par jour, une concentration stable est atteinte
après quatre semaines. Elle est ensuite transportée,
après phosphorylation, dans toutes les cellules humaines.
Son élimination nécessite une déphosphorylation
préalable: la déficience de cette propriété
dans les hématies explique l'accumulation du produit dans
les érythrocytes et la toxicité hématologique
de la molécule.
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- Les interactions
médicamenteuses portent essentielleement
sur les molécules nécessitant une phosphorylation
(comme l'AZT, dont l'activité est diminuée), et
sur les molécules transportées par des transporteurs
nucléosidiques, comme le dipyridamole, qui réduit
l'efficacité thérapeutique de la ribavirine
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- La ribavirine
possède une
action anti virale vis à vis
de très nombreux virus à ARN et à ADN. Son
action repose essentiellement sur l'altération du pool
nucléotidique cellulaire, et sur l'inhibition de la synthèse
de l'ARN messager viral. Il n'existe pas pour l'instant de résistance
virale à son action.
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- Par ailleurs la ribavirine
a un effet immuno modulateur, puisqu'elle régule positivement la balance
des lymphocytes T auxiliaires TH1/TH2. Cette propriété
pourrait rendre compte en partie de l'activité antivirale
de la molécule in vivo.
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- Effets indésirables
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- Le principal risque est l'anémie,
parfois grave chez les patients à risque cardio vasculaire.
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- Autres effets indésirables:
- toux
- prurit
- rash
- insomnie
- augmentation réversible de la bilirubinémie
non conjuguée
- augmentation réversible du fer sérique
- augmentation réversible de l'uricémie
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- Chez les patients infectés par le
VIH, on peut observer une lymphopénie dose dépendante,
des manifestations intestinales et neurologiques associant céphalées,
insomnie et troubles de l'humer.
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- Indications à l'exclusion
des hépatopathies virales
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- Les aérosols de ribavirine
sont autorisés pour le traitement des bronchiolites et
des pneumonies à VRS des enfants hospitalisés.
Les formes intraveineuses ou aérosols de ribavirine
ont été occasionnellement utilises pour le traitement
d'infection sévères à virus influenza, et
pour traiter des patients immuno déprimés atteints
d'infections à virus para influenza ou de rougeole.
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- La ribavirine
intraveineuse diminue la mortalité de la fièvre
de Lassa et de la fièvre hémorragique avec atteinte
rénale du au virus Hantaan.
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- Ribavirine et hépatite
C
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- En monothérapie
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- En monothérapie dans l'infection par
le VHC, la ribavirine
entraîne une normalisation fréquente des transaminases
dans les deux à trois premiers mois du traitement. La
rechute biologique survient dans la majorité des cas après
l'arrêt dut raitement. L'effet sur la virémie est
faible ou nul
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- En bithérapie (association
interféron-ribavirine)
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- Chez les patients naïfs
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- Par rapport à la monothérapie
interféron,,
la bithérapie entraîne une répons virologique
(négativation de l'ARN du VHC à trois mois) plus
fréquente, une diminution de la fréquence des rechutes,
et une amélioration histologique.
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- Les facteurs
de réponse à la bithérapie sont :
- l'existence d'un génotype non 1
- une charge virale basse
- l'absence de cirrhose
- le sexe féminin
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- Ches les patients infectés par un génotype non
1, et à virémie faible,
le taux de réponse prolongé est de l'ordre de 50%
et n'est pas différent entre les patients traités
pendant 6 ou 12 mois, ce qui plaide dans ce cas pour un traitement
de six mois.
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- Chez les patients infectés par un génotype 1, le traitement de douze mois donne un meilleur taux
de réponse prolongée que le traitement de six mois
( 29% vs 17%, p=0.01). Il en est de même chez les patients
présentant une virémie
élevée (38% vs 17%)
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- Une virémie détectable après
trois mois de traitement n'empêche pas une réponse
soutenue après l'arrêt du traitement chez la moitié
des patients traités pendant douze mois.
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- Les effets secondaires sont plus fréquents
en cas de traitement prolongé pendant douze mois: toux,
prurit, rash, insomnie, anémie. Le pourcentage d'arrêts
de traitements pour effets secondaires est de 8% pour un traitement
de six mois, de 20 % pour un traitement d'un an.
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- Chez les patients rechuteurs
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- Les patients rechuteurs sont ceux qui après
un premier traitement par interféron,,
pendant six à douze mois, ont répondu avant de
rechuter. L'association interféron,,-ribavirine
donne chez eux 45-49% de réponse prolongée (contre
5% dans le groupe placebo-interféron)
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- Chez les patients non
répondeurs
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- 50% des patients infectés par le VHC
sont non -répondeurs à l'interféron,,
c'est à dire qu'on n'obtient chez eux aucune réponse
prolongéne. Dans ce groupe les taux de réponse
à la bithérapie semble faibles (10 à 20
%)
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- Ribavirine et transplantation
hépatique
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- Après une transplantation hépatique
pour cirrhose C, 100% des patients sont réinfectés
et 10% vont développer une cirrhose dans les cinq années
qui suivent la transplantation. La bithérapie interféron,-ribavirine,
dans une seule étude, a montré qu'elle induisait
une normalisation des transaminases pendant le traitement, chez
90% des patients, et une disparition de l'ARN viral chez 50%
d'entre eux. Le taux de négativation de l'ARN viral après
interruption du traitement est de 20 à 25%
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- Ribavirine et manifestations
extrahépatiques du VHC
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- la ribavirine
peut être efficace dans certaines manifestations extra
hépatiques du VHC, telles que le purpura auto-immun et
la cryoglobulinémie.
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- Traitement de l'hépatite
chronique B et Delta
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- Dans ces deux infections, la ribavirine
en monothérapie, ou en association avec l'interféron,,
n'a pas montré d'efficacité supérieure à
l'interféron,
seul.
MeSH:
ribavirin
hepatitis C/drug therapy
interferons
- Pour en savoir plus:
- Médecine Thérapeutique
- Editions John Libbey Eurotext
- 127. Avenue de la République
- 92120 MONTROUGE
- FRANCE
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- Médecine thérapeutique
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