- Les principaux
risques sanitaires associés à l'usage d'héroïne
ou de cocaïne par voie intraveineuse.
- MK Ben Diane, La Presse Médicale
4/3/2000; 29;8;453-7
à consulter également
sur le sujet:
site
de la MILDT
98
cr réunion accueil du toxicomane en médecine
générale 96. Toxicomanies et grossesse
- L'intervention thérapeutique auprès
des usagers de drogues n'a plus comme seul objectif de comprendre
et démanteler le mécanisme de la dépendance:
elle doit aussi tenir compte descomplictions somatiques et psychiatriques
assocées à l'usage des drogues.
A l'heure actuelle, l'héroïne
et la cocaïne restent les principaux produits consommés
par les usagers de drogues, notamment par voie parentérale.
1.
Complications somatiques associées à la toxicité
de l'héroïne et de la cocaïne
1.1.
Complications vasculaires associées à un usage
de cocaïne.
L'usage chronique
de la cocaïne est susceptible d'altérer gravement
le système cardiovasculaire. L'origine précise
de ces accidents reste inconnue. On observe:
1.1.1. des complications
cardiaques
- des cardiopathies coronariennes avec infarctus
du myocarde, sans que les coronaires montrent nécessairement
de lésion visible de type artério ou athérosclérose.
- des hypertensions artérielles
- des tachycardies
- des myocardiopathies
- des dissections aortiques
- des spasmes artériels
- des thromboses coronaires
-
- 1.1.2. Accidents vasculaires
cérébraux
-
- Nombreux et atypiques. Des hémorragies
méningées sont également possibles, l'association
à l'alcool est probablement en cause
-
- 1.1.3. Complications intestinales
ou rénales
-
- Elles sont rares: un cas de colite ischémique,
un cas d'insuffisance rénale liée à l'HTA
induite par la cocaïne, ont été décrits.
-
- 1.2. Toxicité de
l'héroïne
-
- Elle est beaucoup moindre. Une étude
de cas menée à l'Institut Pasteur de Lyon montre
chez 13 consommateurs réguliers d'opiacés des fibroses
centrolobulaires du foie. Mais la forte prévalence de
l'infection par le VHC dans cette population ne permet pas de
faire le départ entre la responsabilité de l'héroïne
et celle du VHC.
-
- 1.3. Complications gynéco-obstétricales
ou pédiatriques
-
- Elle feront l'objet d'un article spécifique
à paraître prochainement sur sftg paris-nord
-
- 1.4. Complications musculaires
-
- Les rhabdomyolyses non traumatiques sont
associées préférentiellement à l'usage
d'héroïne, mais s'observe également dans les
abus d'alcool ou de barbituriques.
-
-
- 2. Les risques sanitaires
liés à l'injection d'héroïne et de
cocaïne
-
- 2.1. En fonction du site
d'injection
-
- Le site le plus dangereux est l'injection
jugulaire:
- risque liés à la dissémination
d'un fragment d'aiguilᘈƬ cséNT>
- Détérioration du nerf laryngée
(paralysie des cordes vocales)
- Augmentation du risque infectieux encpéhalique
chez les sujets immunodéprimés
-
- 2.2 Infections bactériennes
-
- Abcès cutanés autour du site
d'injection: le plus souvent liés à l'injection
de cocaïne, toujours à la fois aérobies et
anaérobies, et où les staphylocoques et streptocoques
prédominent.
-
- 2.3. Endocardites
-
- Le plus fréquemment dues au staphylocoque
doré. Atteinte plus fréquente de la valve tricuspide.
La fièvre est rare, et le taux de mortalité observé
est faible, sauf chez le sujet immunodéprimé
-
- 2.4. Infection par le
VIH
-
- Sur les 171932 cas cumulés de SIDA
dans les pays de la communauté européenne au 1/1/95,
73119 étaient associés à l'usage d'héroïne
ou de cocaïne par voie intra veineuse, 90% des cas étant
regroupés en Europe du Sud. Les programmes de réduction
des risques tardent à faire la preuve de leur efficacité
sur la réduction de l'incidence de l'infection par le
VIH chez les usagers de drogues injecteurs.
-
- 2.5. Entrée au
stade SIDA différente selon les groupes de transmission
-
- La candidose oesophagienne est plus courante
chez les usagers de drogues intraveineuse que le sarcome de Kapos,
les atteintes à CMV et la toxoplasmose sont plus répandues
chez les homo ou bi sexuels. Surtout, le taux annuel de mortalité
des toxicomaines atteints du sida serait bien plus faible chez
les usagers de drogues intraveineuse que chez les homo-bisexuels.
-
- 2.6. Problèmes
respiratoires
-
- Les toxicomanes ont une incidence accrue
de pneumonies. Cette incidence est encore accrue chez les usagers
de drogues séropositifs pour le VIH
-
- 2.7. Impact différent
d'autres pathologies opportunistes
-
- On note chez les usagers de drogues infectés
par le VIH, des gréquences accrues par rapport aux autres
groupes de transmission, de certaines pathologies opportunistes:
- démence à VIH
- leishmaniose viscérale
- cancers du col utérin
-
- 2.8. Infections par les
virus des hépatites
-
- La séroprévalence de l'infection
par le VHB eest élevée
- Les séroprévalence de l'infection
par le VHC tournent autour de 70 à 85% des usagers de
drogues intraveineuses
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