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SFTG PARIS-NORD

risques liés à l'usage d'héroïne et de cocaÏne par voie intraveineuse

 

 

à consulter également sur le sujet:

site de la MILDT

  • 98 cr réunion accueil du toxicomane en médecine générale
  • 96. Toxicomanies et grossesse

           
           
    • L'intervention thérapeutique auprès des usagers de drogues n'a plus comme seul objectif de comprendre et démanteler le mécanisme de la dépendance: elle doit aussi tenir compte descomplictions somatiques et psychiatriques assocées à l'usage des drogues.

     
    A l'heure actuelle, l'héroïne et la cocaïne restent les principaux produits consommés par les usagers de drogues, notamment par voie parentérale.
     
    1. Complications somatiques associées à la toxicité de l'héroïne et de la cocaïne
     
    1.1. Complications vasculaires associées à un usage de cocaïne.
     
    L'usage chronique de la cocaïne est susceptible d'altérer gravement le système cardiovasculaire. L'origine précise de ces accidents reste inconnue. On observe:
     
    1.1.1. des complications cardiaques
     

    • des cardiopathies coronariennes avec infarctus du myocarde, sans que les coronaires montrent nécessairement de lésion visible de type artério ou athérosclérose.
    • des hypertensions artérielles
    • des tachycardies
    • des myocardiopathies
    • des dissections aortiques
    • des spasmes artériels
    • des thromboses coronaires
     
    1.1.2. Accidents vasculaires cérébraux
     
    Nombreux et atypiques. Des hémorragies méningées sont également possibles, l'association à l'alcool est probablement en cause
     
    1.1.3. Complications intestinales ou rénales
     
    Elles sont rares: un cas de colite ischémique, un cas d'insuffisance rénale liée à l'HTA induite par la cocaïne, ont été décrits.
     
    1.2. Toxicité de l'héroïne
     
    Elle est beaucoup moindre. Une étude de cas menée à l'Institut Pasteur de Lyon montre chez 13 consommateurs réguliers d'opiacés des fibroses centrolobulaires du foie. Mais la forte prévalence de l'infection par le VHC dans cette population ne permet pas de faire le départ entre la responsabilité de l'héroïne et celle du VHC.
     
    1.3. Complications gynéco-obstétricales ou pédiatriques
     
    Elle feront l'objet d'un article spécifique à paraître prochainement sur sftg paris-nord
     
    1.4. Complications musculaires
     
    Les rhabdomyolyses non traumatiques sont associées préférentiellement à l'usage d'héroïne, mais s'observe également dans les abus d'alcool ou de barbituriques.
     
     
    2. Les risques sanitaires liés à l'injection d'héroïne et de cocaïne
     
    2.1. En fonction du site d'injection
     
    Le site le plus dangereux est l'injection jugulaire:
    risque liés à la dissémination  d'un fragment d'aiguilᘈƬ c￿￿sé��
    Détérioration du nerf laryngée (paralysie des cordes vocales)
    Augmentation du risque infectieux encpéhalique chez les sujets immunodéprimés
     
    2.2 Infections bactériennes
     
    Abcès cutanés autour du site d'injection: le plus souvent liés à l'injection de cocaïne, toujours à la fois aérobies et anaérobies, et où les staphylocoques et streptocoques prédominent.
     
    2.3. Endocardites
     
    Le plus fréquemment dues au staphylocoque doré. Atteinte plus fréquente de la valve tricuspide. La fièvre est rare, et le taux de mortalité observé est faible, sauf chez le sujet immunodéprimé
     
    2.4. Infection par le VIH
     
    Sur les 171932 cas cumulés de SIDA dans les pays de la communauté européenne au 1/1/95, 73119 étaient associés à l'usage d'héroïne ou de cocaïne par voie intra veineuse, 90% des cas étant regroupés en Europe du Sud. Les programmes de réduction des risques tardent à faire la preuve de leur efficacité sur la réduction de l'incidence de l'infection par le VIH chez les usagers de drogues injecteurs.
     
    2.5. Entrée au stade SIDA différente selon les groupes de transmission
     
    La candidose oesophagienne est plus courante chez les usagers de drogues intraveineuse que le sarcome de Kapos, les atteintes à CMV et la toxoplasmose sont plus répandues chez les homo ou bi sexuels. Surtout, le taux annuel de mortalité des toxicomaines atteints du sida serait bien plus faible chez les usagers de drogues intraveineuse que chez les homo-bisexuels.
     
    2.6. Problèmes respiratoires
     
    Les toxicomanes ont une incidence accrue de pneumonies. Cette incidence est encore accrue chez les usagers de drogues séropositifs pour le VIH
     
    2.7. Impact différent d'autres pathologies opportunistes
     
    On note chez les usagers de drogues infectés par le VIH, des gréquences accrues par rapport aux autres groupes de transmission, de certaines pathologies opportunistes:
    • démence à VIH
    • leishmaniose viscérale
    • cancers du col utérin
     
    2.8. Infections par les virus des hépatites
     
    La séroprévalence de l'infection par le VHB eest élevée

       

    Les séroprévalence de l'infection par le VHC tournent autour de 70 à 85% des usagers de drogues intraveineuses
     
     
     
     
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