- Traitements de fond de la
sclérose en plaques
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- C. Confraveux, F. Bouhour, S. Vukusic,
- La revue du Praticien, 1999,49,1883-89
- Résumé:
J.P. Aubert
à consulter également
sur le sujet:
- Les thérapeutiques de fond de la sclérose
en plaques ont été révolutionnées
depuis la publication en 1993 des résultats concernant
l'interféron bêta. Les trois familles thérapeutiques
utilisées dans le traitement de fond sont:
- les agents immuno-actifs globaux
- les agents immuno-actifs sélectifs
- les agents immuno-actifs spécifiques
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- 1. Agents immuno-actifs
globaux
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- 1.1. Interferons bêta
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- L'interféron gamma est néfaste
dans la SEP. Seuls sont actifs les interférons alpha et
bêta, mais compte tenu de la moindre tolérance des
premiers, seuls les interférons bêta sont utilisés
(BETAFERON,
AVONEX,
REBIF).
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- Ils diminuent le taux de prolifération
et la capacité de présentation antigénique
des cellules immunocompétentes, et déplacent la
balance cytokinique sur le versant des réactions de type
anti-inflammatoire, aux dépens des réactions de
type pro-inflammatoire.
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- Formes rémittentes
et ambulatoires: la fréquence
des poussées est réduite d'un tiers en valeur relative.
L'aggravation du statut clinique des malades est réduite
de 10% (mais la valeur n'atteint pas la significativité.
L'action sur les paramètres d'IRM est spectaculaire. Indépendamment
de ces résultats, valables pour les trois formes d'interféron
disponibles des travaux récents laissent penser qu'AVONEX freine
le processus d'atrophie cérébrale progressive.
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- Formes secondairement
progressives: seuls les résultats
obtenus avec BETAFERONsont
disponibles: ils montrent une réduction significative
(39% contre 50%) du taux de patients dont l'état s'aggrave
après deux ans de surveillance. La fréquence des
poussées est réduite d'un tiers.
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- Administration:
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- Fréquence:
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- Tolérance:
- Problèmes au point d'injection pour
les produits sous cutanés
- Syndrôme grippal après chaque
injection chez 50 % des patients (prévenu par le paracétamol,
s'estompe avec le temps)
- Aggravation possible d'un état dépressif
ou d'une épilepsie
- Lymphopénie, leuco neutropénie
- cytolyse
- dysthyroïdie
- 1.2. Azathioprine IMUREL
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- immunosuppresseur global encore le plus utilisé.
Un seul essai disponible, de qualité médiocre.
La diminution de fréquence des poussées et la réduction
du handicap n'ont pas atteint le seuil de significativité.
Administration orale, bonne tolérance, compatible avec
une vie active. Possible risque de cancer induit, mais seulement
après plus de dix ans de traitement.
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- 1.3. Immunoglobulines
intraveineuses
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- Un seul essai de phase III,
limité aux formes rémittentes de SEP. Résultats
spectaculaires, avec réduction significative de 59% de
la fréquence des crises, et de 30% de la proportion de
malades aggravés. La qualité médiocre de
l'essai demande confirmation de ces résultats. Pas de
donnée sur l'imagerie par RMN
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- 1.4. Mitoxantrone NOVANTRONE
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- Deux études ont montré
son intérêt dans des formes rémittentes ou
très évolutives. Une perfusion mensuelle de 20
mg. La dose cumulée de 200 mg ne doit pas être dépassée.
Toxicité cardiaque importante, dose-dépendante.
Toxicité hématologique. Aménorrhée
secondaire fréquente, parfois irréversible.
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- 2. Agents immuno-actifs
sélectifs
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- Ce sont des anticorps monoclonaux,
d'origine murine ou humaine, permettant de bloquer spécifiquement
un maillon des réactions immunitaires. Il s'agit pour
l'instant seulement d'une piste prometteuse....A suivre.
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- 3. Agents immuno-atifs
spédcifiques
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- Leur principe est de manipuler
les clones de lymphocytes auto réactifs impliqués
dans la destruction de la myéline, en leur proposant des
leurres de certains composés antigéniques de la
myéline.
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- L'acétate de glatiramer
(COPASONE) a fait l'objet d'un essai de phase III dans des formes
rémittentes de SEP, en administration sous-cutanée
quotidienne. La fréquence des poussées a été
réduite de 29%, sans modification significative de l'aggravation
du handicap. La tolérance est excellente, en dehors d'épisodes
de douleur thoracique isolés, mal compris.
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- 4. Indications
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- Formes évoluant
par poussées, actives et à un stade ambulatoire:
- on attend en général
pour traiter le deuxième épisode, s'il survient
en traduisant une certaine évolutivité (deux poussées
dans les 24 mois, par ex.).
- on propose en première
intention un des trois interférons, ou l'Azathioprine IMUREL Le choix dépend des convictions
du médecin, et des préférences du malade,
averti des contraintes et des effets secondaires de chaque traitement.
- Formes secondairement
progressives:
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- Formes progressives d'emblée:
- aucune thérapeutique ne bénéficie
pour l'instant d'une AMM
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- Combien de temps traiter?
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- en cas de réponse positive, la tendance
actuelle est de traiter "indéfiniment". La question
n'est pas tranchée.
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- De nombreuses questions sont en suspens:
faut-il traiter dès la première poussée?
Faut-il combiner les thérapeutiques? Faut-il des doses
plus fortes?... A suivre.
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