10% des sujets de plus de 65 sont atteints de démences,
toutes causes confondues. Une étude cas-témoins
menée sur des patients vus par des médecins généralistes
anglais (368 cabinets) a été menée par des
épidémiologistes américains.
Cette étude cas-contrôle a été
basée sur 368 cabinets de médecine générale,
qui contribuent à la "UK-based General Practice Research
Database". Les auteurs ont étudié trois groupes
de patients de plus de 50 ans: tous les individus qui avaient
reçu un hypolipémiant, tous ceux chez qui le diagnostic
d'hyperlipidémie non traitée avait été
porté, et un groupe randomisé d'autres personnes.
A partir de cette population de base, tous les cas de démence
diagnostiquée ont été identifié.
Chaque cas a été apparié à quatre
contrôles pris dans la population de base, sur le sexe,
l'âge, le cabinet médical, et la date du cas. 284
cas de démence ont été comparés à
1080 témoins: 13% des témoins avaient une hyperlipidémie
non traitée, 11% étaient sous statines, 7% sous
un autre hypolipémiant. Les 69% restants n'avaient pas
d'hyperlipidémie, ou ne prenaient pas d'hypolipémiant.
Le risque relatif de démence en cas
d'hyperlipidémie non traitée ou de dyslipidémie
traitée par des hypolipidémiants non statines était
proche de 1, donc non significatif . En revanche, le risque relatif
pour les sujets traités par statines était de 0.29
(IC 95%: 0.13-0.63). Les risques relatifs cités sont ajustés
sur l'âge, le sexe, les antécédents coronariens,l'HTA,
l'ischémie cérébrale, le tabagisme et l'index
de masse corporelle.
Les sujets de plus de 50 ans chez qui des
statines ont été prescrites ont donc un risque
inférieur de développer une démence, par
rapport aux sujets traités par une autre famille médicamenteuse,
ou non traités. Cette étude ne distingue pas la
maladie d'Alzheimer des autres démences et ne permet donc
pas de conclure quoi que ce soit sur cette affection.