Environ 28% des femmes enceintes fument soit 3 fois plus qu’en 1970.
Le tabac affecte tous les stades de la grossesse et son arrêt est efficace à tous les stades.
Six complications gravidiques principales:
- Trois fois plus de fausses couches spontanées.
- Deux fois plus d’accouchements prématurés par rupture des membranes, d’hématome rétro-placentaire, de placenta praevia.
- Le tabagisme est la première cause de retard de croissance intra-utérin avec une relation directe entre la sévérité du retard de croissance et le degré d’intoxication tabagique.
- Les grossesses extra-utérines sont également plus fréquentes.
Le sevrage tabagique chez la femme enceinte
Celles qui sont peu dépendantes peuvent bénéficier d’une aide non médicamenteuse.
Pour celles qui ont plus de difficultés à arrêter, il faut :
- être à leur écoute
- les déculpabiliser (prise de conscience de la notion de toxicomanie dans le tabagisme)
- utiliser les moyens validés disponibles : substitution nicotinique et prise en charge comportementale et cognitive.
- Le bupropion (Zyban°) est contre-indiqué chez la femme enceinte.
Traitement nicotinique substitutif
Il est destiné à éviter le syndrome de sevrage. Il permet de supprimer l’apport des produits
de combustion de la cigarette responsables de la grande majorité des effets délétères
de la cigarette chez la femme enceinte.
Il faut bien évaluer la quantité de nicotine à prescrire car un sous-dosage est
responsable de sensations de manque et d’échecs.
On débute le sevrage par la prescription de patchs, associés à des comprimés ou
des gommes à mâcher à la nicotine, à consommer à la demande. Ainsi la patiente peut
« auto-titrer » sa nicotinémie.
On utilise des patchs qui délivrent de la nicotine pendant 16 ou 24 h que
l’on décolle au coucher (afin de permettre un lavage nocturne du liquide
amniotique en nicotine).