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Les fumeurs quiont un antécédent de dépression
majeure sont connus pour échouer plus souvent dans leurs
tentatives d'interruption du tabac. Les auteurs ont voulu explorer
chez ces patients le
risque d'une rechute dépressive à l'arrêt
du tabac.
Ils ont inclus, dans un essai d'arrêt
du tabac de deux mois, 100 fumeurs (plus de vingt cigarettes
par jour) ayant un antécédent de dépression
majeure, mais qui à l'inclusion n'avaient aucun signe
dépressif, et n'avaient pas pris d'antidépresseur
depuis six mois au moins. Le critère d'évaluation
principal était la récidive d'un épisode
dépressif majeur, évalué par entretiens
structurés 3 et 6 mois après la fin du traitement.
Le statut de fumeur était évalué par dosage
sérique de la ncotine.
76 participants (42 abstinents, 34 fumeurs
qui avaient néanmoins suivi l'essai) ont été
évalués. Un
épisode majeur de dépression est survenu chez 13
abstinents contre 2 fumeurs (OR 7.17, IC 95%: 1.5-34.5). Le risque de dépression majeur était
similaire après le premier et le second trimestre de suivi.
Les auteurs concluent qu'en cas d'antécédent dépressif
majeur, l'arrêt du tabac augmente le risque d'accident
dépressif majeur, et que ce risque reste élevé
pendant au moins six mois.