- règles
de traitement de la douleur chronique
- de type nociceptif
-
- Assistance Publique-Hôpitaux
de Paris
à consulter également
sur le sujet:
- Les règles de traitement
ci-dessous résumées s'appliquent uniquement aux
douleurs de type nociceptif. Elles supposent qu'une analyse clinique
préalable a permis d'éliminer tout autre type de
douleur (neurogène, inflammatoire ou psychogène).
-
- Règles générales
de traitement
- par voie orale de préférence
- contrôle de la douleur
sur le nycthémère
- à horaire fixe, sans
attendre la plainte de patients
- respect des paliers de l'échelle
de l'OMS
- douluer intense: envisager
le palier 3 d'emblée
- réévaluation
périodique pluriquotidienne
- prise en compte des accès
douloureux
- Palier 1: douleur légère
à modérée
- Palier 2: douleur non
soulagée par le palier 1
- Dextropropoxyphène: ANTALVIC 65 mg: trois à cinq comprimés
par jour en prises régulières
- Associations paracétamol
et
- Codéine:
paracétamol (400 à500 mg), codéine (20 à
30 mg): un à deux comprimés ou gélules,
une à trois fois par jour, avec un intervalle minimum
de quatre heures, dose maximale, six comprimés ou gélules
par jour
- Dextropropoxyphène: DI-ANTALVIC et autres: une à deux gélules,
toutes les quatre à six heures, dose maximale 6 gélules
par jour
- Dihydrocodéine 60 mg: DICODIN LP un comprimé toutes les 12
heures
- Tramadol: 50 mg et LP 50, 100; 150 et 200
mg: dose maximale 400 ᘈƬ p jr<ONT>
- Palier 3: douleur intense
d'emblée, ou non soulagée par le palier 2
Présentations
galéniques des morphines
Morphine
par voie orale
Formes à libération
prolongée
- Une prise toutes les 12 heures:
- Comprimés: MOSCONTIN 10-0-60-100-200 mg
- gélules: SKENAN
LP 10-30-60-100-200
mg
-
- Une prise par jour:
- gélules:KAPANOL
LP 20-50-100 mg
-
- Les comprimés sont
à avaler tels quels, sans être croqués ni
écrasés. Les gélule ne doivent pas être
mâchées, mais peuvent être ouvertes et les
granules à libération prolongée mises dans
les sondes gastriques
-
Formes à libération
immédiate
- Ampoules buvable de morphine
à 5-10-20 mg pour 10 ml
- Comprimés: SEVREDOL à 10 et 20 mg
- Adminstrés en interdose
ou à horaire fixe toutes les quatre heures. Formes adaptées
à la phase initiale de titration (cf plus bas)
-
- Morphine par voie parentérale
- Ampoules à 10, 50,
100 et 250 mg
- Dose intiale parentérale
continue ou discontinue par voie SC ou IV: un tiers à
la mpoitié de la dose orale
-
Fentanyl par voie transdermique
- DUROGESIC
25-50-75-100 microgramme par heure
- Indiqué en cas de
douleur cancéreuse stable, rebelle aux autres antalgiques.
La détermination de la posologie adéquate nécessite
l'utilisation simultanée de morphine orale ou parentérale
à libération immédiate, pendant une phase
d'adaptation de durée variable.
-
- Comment débuter
le traitement?
-
- Il existe une très
grande variabilité interindividuelle des doses nécessaires
pour soulager les patients :
- La dose journalière
intiale habituelle est de 50 à 60 mg chez l'adulte n'ayant
pas encore reçu d'autre antalgique de palier 3
- Elle est réduite à
10 à 30 mg chez les personnes âgées, en cas
d'insuffisance rénale, ou chez un sujet cachectique
-
- Comment augmenter et adapter
les doses?
-
- Les modalités d'augmentation
de la posologie dépendent des effets observés:
- efficacité sur la
douleur: une évalulation pulriquotidienne est recommandée
en début de traitement
- effets indésirables:
lorsque la douleur n'est pas calmée, la posologie journéalière
peut être augmentée, tant que les efets indésirables
peuvent être contrôlée. Il n'y a aucune limite
supérieure définie à priori.
- L'augmentation des doses
de morphine est habituellement de 50% par palier
- Pour les formes à
libération prolongée, le nombre de prises journélières
ne doit pas être augmentée.
-
- Comment surveiller l'efficacité?
-
- L'horaire et l'intensité
des douleurs doivent être notés, très régulièrement
au début pour permettre de juger si la dose administrée
est suffisante, ou si la persistance éventuelle d'un accès
douloureux peut être soulagé par l'administration
d'une inter-dose de solution de mrophine à résorption
immédiate (1/6 de la dose quotidienne).
- La voie orale, sous-cutanée
ou intraveineuse peut alors être utilisée.
-
- Quels médicaments
associer?
- Il n'y a pas d'intérêt
particulier, pour le traitement de la douleur chronique, à
associer plusieurs opioïdes entre eux, même morphinomimétiques,
hormis dans les cas d'inter dose. l'adaptation posologique serait
plus compliquée.
- En revanche, l'association
d'un agoniste comme la morphine à des agonistes-antagonises,
comme la buprénorphine, nalbuphine,pentazocine est contre-indiquée: elle
diminue l'efficacité de la moprhine introduite De plus,
ajoutée à un traitement préexistant et important
de morphine, ces médicaments peuveint induire un syndrôme
de sevrage.
- Autres traitements non psychotropes
de la douleur
- les antiinflammatoires, stéroïdiens
ou non stéroïdiies, représentent une alternative
thérapeutique pour certaines douleurs, notamment osseuses
- Ils concernent des douleurs
non purement nococeptives (les seules abordées dans cet
article.
-
- Comment prévenir
les effets indésirables?
- La constipation, constante,
doit être systématiquement prévenue par un
laxatif par voie orale, pour éviter la constitution d'un
fécalome (ex : lactulose, polyéthylène glycol,
huile de praffine...)
- Les nausées et les
vomissements, chez un sujet sur trois, lors de l mise en route
du traitement, sont traitées par des antiémétiques
type métoclopramide ou dompéridone
- Les effets centraux (sédation
ou hallucinations) peuvent occasionnellement imposer une diminution
de la posologie
- il peut ariver qu'un sujet
ne supporte pas un opioïde et en support un autre
- un surdosage est très
rare et doit être évoqué en cas de somnolence
permanente, bradypnée irrégulière, a fortionri
si elle comporte des pauses: l'hospitalisation en urgence s'impose.
un recours à la naloxone comme antidote peut être nécessaire
-
- Comment arrêter
le traitement?
- Progressivement, par malier
de 30%, afin d'éviter un syndrôme de sevrage
-
- Quelles informations donner
au patient et à sa famille?
- Les patients et leur famille
doivent être informés que les traitements par la
morphine:
- ne s'adressent pas seulement
au traitement de la maladie cancéreuse au stade terminal:
il n'es synonyme ni de mort, ni de situation irréversible,
- entraînent des effets
secondaires qui peuvent être prévenus efficacement
- nécessitent des doses
très variables qui doivent être adaptées
à cahque cas,
- n'entraînent pas de
toxicomanie lorsqu'ils sont bien conduits
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