accueil quoi de neuf? classement par spécialités cpte-rendus et doc de synthèse revue de presse outils pour la consultation sites utiles liste diffusion
rechercher sur le site programme adhérer participer à la revue de presse forum sftg paris-nord sftg nous écrire


LE VHC SE TRANSMET-IL PAR VOIE SEXUELLE, PAR VOIE MATERNO FOETALE,

PAR L'ALLAITEMENT, PAR VOIE INTRA FAMILIALE NON SEXUELLE?


à partir de "modes de transmission du virus de l'hépatite C"
M. Karmochkine, F. Carrat, AJ Valleron, G. Raguin, La presse médicale, 16 Mai 1998 / 27 / 18
Résumé : JP Aubert

 

 

à côté des modes classiques de transmission du VHC (transfusion, toxicomanie, gestes endoscopiques, transmission nosocomiale non transfusionnelle), trois questions se posent souvent dans la pratique de médecine générale:

    • Je suis porteur, ou porteuse, du VHC, puis-je le transmettre par voie sexuelle?
    • Je suis porteuse du VHC, puis-je être enceinte?
    • Je suis porteur, ou porteuse du VHC, fais-je courir un risque à mon entourage familial.

L'article de Karmochkine et al. fait une revue sérieuse de la littérature sur ces sujets.

La voie sexuelle.

Le VHC est trouvé, inconstamment, dans la salive et dans le sperme. Il n'est pas trouvé dans les urines, les selles, ni les sécrétions vaginales.

Dans l'absolu, la prévalence de l'infection par le VHC chez les partenaires sexuels d'un sujet infecté est de 4 à 10 %. Ces données pourraient faire craindre une transmission, mais elles recouvrent des biais importants, puisqu'il est fréquent que le conjoint d'un (ou une) toxicomane, soit lui-même toxicomane. Lorsqu'on élimine ces facteurs de confusion, le risque est extrêmement faible, sans toutefois être totalement nul. Il paraît influencé par la charge virale du sujet contaminateur, et par le nombre de contacts potentiellement infectants (et donc la durée de vie commune).

En analyse multivariée, l'association entre infection par le VHC et antécédents de MST n'est pas significative.

 

La voie familiale non sexuelle.

Cette voie a été évoquée dans plusieurs études, et infirmée par d'autres. Malgré ces résultats contradictoires, l'analyse des séquences virales isolées chez différents membres d'une même famille infectés par le VHC montre une grande homologie, plaidant en faveur d'un risque faible mais réel. Le statut du porteur joue beaucoup: dans une étude, le risque de contamination d'un membre de la famille variait de 0% si le porteur était asymptômatique, à 10% s'il avait une hépatopathie évoluée.

Les modes de transmission évoqués (mais non prouvés) sont le partage de rasoirs ou de brosses à dents, les blessures lors des jeux entre enfants.

La transmission verticale mère-enfant

Les études donnent des risques de transmission variables, allant de 0% à 10 %. Il est démontré que la charge virale de la mère est un facteur majeur: le risque de transmission est nul chez les mères non virémiques, de 5.6% chez l'ensemble des mères virémiques, et atteint 36% chez celles dont la charge virale est supérieure à 1.000.000 copies par ml.

Bien que l'ARN du VHC ait été détecté dans le colostrum, aucun cas de transmission par l'allaitement n'a été décrit

 

Pour en savoir plus, ou pour commander l'article original:

    • La Presse Médicale (MASSON éditeurs)
    • 7, Rue Laromiguière
    • 75005 PARIS
    • Tél: 01 40 46 62 40

 

accueil quoi de neuf? classement par spécialités cpte-rendus et doc de synthèse revue de presse outils pour la consultation sites utiles liste diffusion
rechercher sur le site programme adhérer participer à la revue de presse forum sftg paris-nord sftg nous écrire