L'article de Karmochkine et al. fait une revue sérieuse
de la littérature sur ces sujets.
La voie sexuelle.
Le VHC est trouvé, inconstamment, dans la salive et
dans le sperme. Il n'est pas trouvé dans les urines, les
selles, ni les sécrétions vaginales.
Dans l'absolu, la prévalence de l'infection par le
VHC chez les partenaires sexuels d'un sujet infecté est
de 4 à 10 %. Ces données pourraient faire craindre
une transmission, mais elles recouvrent des biais importants,
puisqu'il est fréquent que le conjoint d'un (ou une) toxicomane,
soit lui-même toxicomane. Lorsqu'on élimine ces
facteurs de confusion, le risque est extrêmement faible,
sans toutefois être totalement nul. Il paraît influencé
par la charge virale du sujet contaminateur, et par le nombre
de contacts potentiellement infectants (et donc la durée
de vie commune).
En analyse multivariée, l'association entre infection
par le VHC et antécédents de MST n'est pas significative.
La voie familiale non sexuelle.
Cette voie a été évoquée dans
plusieurs études, et infirmée par d'autres. Malgré
ces résultats contradictoires, l'analyse des séquences
virales isolées chez différents membres d'une même
famille infectés par le VHC montre une grande homologie,
plaidant en faveur d'un risque faible mais réel. Le statut
du porteur joue beaucoup: dans une étude, le risque de
contamination d'un membre de la famille variait de 0% si le porteur
était asymptômatique, à 10% s'il avait une
hépatopathie évoluée.
Les modes de transmission évoqués (mais non
prouvés) sont le partage de rasoirs ou de brosses à
dents, les blessures lors des jeux entre enfants.
La transmission verticale mère-enfant
Les études donnent des risques de transmission variables,
allant de 0% à 10 %. Il est démontré que
la charge virale de la mère est un facteur majeur: le
risque de transmission est nul chez les mères non virémiques,
de 5.6% chez l'ensemble des mères virémiques, et
atteint 36% chez celles dont la charge virale est supérieure
à 1.000.000 copies par ml.
Bien que l'ARN du VHC ait été détecté
dans le colostrum, aucun cas de transmission par
l'allaitement n'a été décrit
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