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1. Rappel sur le diagnostic de diabète
de type 2
Une nouvelle
définition du diabète a été adoptée
par lOMS : découverte dune glycémie
à jeûn supérieure à 7 mmol /l par
2 fois.
Le diabéte reste ainsi défini par :
1)les valeurs glycémiques à risque de rétinopathie
2)une glycémie supérieure à 2g (11 mmol
/l) à la deuxième heure dHGPO,
mais ce nouveau seuil de 7mmol/l a pour but de mieux corréler
la glycémie à jeûn avec la valeur à
11 mmol/L à la deuxième heure dHGPO.
2. présentation de lessai
UKPDS
Essai clinique comparatif multicentrique réalisé
en Grande-Bretagne sur 4209 patients âgés de 25
à 65 ans, chez qui on venait de diagnostiquer un DNID
, asymptomatiques après 3 mois de régime, et suivis
pendant 10 ans.
2505 patients sans surpoids ont eu soit un contrôle strict
de leur hyperglycémie par insuline ou sulfamide hypoglycémiant,soit
un contrôle moins strict par régime seul initialement.
1704 patients avec surpoids ont eu soit un contrôle strict
de leur hyperglycémie par insuline,sulfamide hypoglycémiant
ou metformine soit un contrôle moins strict par régime
seul initialement.
- définition du contrôle strict :glycémie
à jeûn <6mmol/L
- définition du contrôle moins strict :ajout dun
traitement médicamenteux si la glycémie à
jeûn > 15mmol/L.
3. Comparaison entre le groupe contrôle
strict de la glycémie et contrôle moins strict
1) médiane sur 10 ans de lhémoglobine
glyquée: respectivement 7% versus 7.9%
2) Pas de différence significative pour la mortalité
totale et la mortalité liée au diabète(
IDM,mort subite,AVC,artériopathie périphérique,insuffisanse
rénale sévère,hyper ou hypo_glycémie)
3) retard de lapparition dune première
complication clinique liée au diabète pour le groupe
contrôle strict (complications mortelles,ou cardiovasculaires,ou
rénales ou oculaires) qui passe de 12 à 14 ans
4)diminution de la fréquence des évènements
cliniques liés à la microangiopathie dans le groupe
contrôle strict.
4. Efficacité clinique différente
selon le type de traitement
1)le traitement par glibenclamide "contrôle strict
"et insuline "contrôle strict " permettent
de diminuer la survenue dune affection liée à
la microangiopathie.
2)seul le traitement par glibenclamide "contrôle
strict " permet la diminution de survenue dune première
complication clinique liée au diabète.
5. Comparaison des traitements "contrôle
strict " et "contrôle moins strict " chez
le diabétique obèse
1) La metformine permet la diminution de :
- la mortalité totale
- la mortalité lié au diabète
- la survenue dune première complication liée
au diabète
2) Ni les sulfamides hypoglycémiant, ni linsuline
ne permettent de diminuer la mortalité
3) A noter que dans le sous-groupe « contrôle strict
» traité par sulfamides hypoglycémiant ,
une partie des patients avait une glycémie comprise entre
6 et 15 mmol/L , ils ont alors été randomisés
en 2 sous-groupes : poursuite du sulfamide ou adjonction de metformine,dans
ce dernier groupe la mortalité a été plus
importante.
6. effets indésirables des différents
traitements
1)la prise de poids :
"contrôle strict" insuline fait prendre plus
de poids que "contrôle strict" sulfamides, qui
fait prendre plus de poids que "contrôle moins strict
"
2)Hypoglycémie
- 25% des patients "contrôle strict" versus
5% des patients "contrôle moins strict"
- insuline 36%>glibenclamide 17%>metformine 5%
3)Morbimortalité
- idem "contrôle strict" / "contrôle
moins strict"
- idem quelque soit le médicament.