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SFTG PARIS-NORD

Vaccination contre l'hépatite B

 

 



 
La vaccination contre l’hépatite B
dans les pays de faible endémicité
Dossier Prescrire octobre 1999,page 683 à 690
 
Résumé: V. Dessaint,
stagiaire de troisième cycle de médecine générale
 

à consulter également sur le sujet:

1)Une prévalence très faible de l’hépatite B dans les pays du Nord de l’Europe

La prévalence de l’hépatite B dans les pays les plus riches est nettement plus faible que dans le reste de monde.

Aux Etats-Unis d’Amérique, environ 5% de la population a été en contact avec le virus de l’hépatite B.La prévalence de l’AgHBs en Europe de l’Ouest ou en Amérique du Nord est d’environ 0.5%;les sujets porteurs de l’AgHBs sont susceptibles de transmettre le virus de l’hépatite B,et 15% à 25% d’entre eux souffrent de complications liées à l’hépatite B.La prévalence du portage de l’AgHBs va croissant du nord au sud en Europa de l’ouest.

1.1)En france,une situation épidémiologique intermédiaire au sein de l’Europe de l’ouest.

La prévalence du portage de l’AgHBs en France est estimée à environ 0.5%.

En 1993,l’incidence de l’hépatite B aiguë aurait été de 1300 ou de 6000 cas.....

1.2)Très jeunes enfants:plus de 80% des hépatite B deviennent chroniques

Dans les pays de faible endémicité,80% des infections par le VHB surviennent après l’âge de 14 ans.

Le risque de développer une infection chronique et de devenir porteur chronique du VHB est évaluer à 85% à 90% si l’infection survient chez un nourisson ,et 6% à 10% si elle survient chez les grands enfants.

2)Vaccinationdes groupes à risque:peu d’effet sur la transmission

La plupart des sujets ayant reçu cette vaccination ont été les personnes à risque d’infection par exposition professionnelle,groupe qui représente 4% des infections,aucun facteur de risque n’est retrouvé pour 30% à 40% des cas d’hépatite B.

Entre 1980 et 1990,malgrè des campagnes de vaccination dans les populations à risque,l’incidence globale de l’hépatite B a été stable.Par contre,au cours de la dernière decennie,une baisse a été noté,surtout liée à la prise de consciense générale des risques d’infection par le VIH,qui a entraîné une modification des pratiques sexuelles et de l’usage des drogues.

3)A la recherche d’autres stratégies vaccinales plus systématiques

3.1)Consensus pour les nouveau-nés de mères porteuses de l’antigène Hbs:

immunoglobulines spécifiques et vaccination dès les premières heures

3.2)La recommandation de vacciner tous les nourissons n’est pas universelle

Elle a été recommandée par l’OMS en 1992.
 
Elle est recommandée depuis:
-1991:aux Etats-Unis
-1995:Italie,Espagne,Allemagne,France
-1996:Belgique
-1997:Autriche
-1998:Grèce
-199:Portugal
 
En Australie,la recommandation de vacciner tous les nourissons a été restreinte aux communautée dans lesquelles est observée une forte endémicité.Les pays du Nord de l’Europe n’ont pas suivi les recommandations de l’OMS du fait de leur faible endémicité,le Royaume Uni du fait d’une évaluation insuffisante quant à l’effet sur les autres vaccinations.

3.3)Adolescents:des recommandations de plus en plus favorables à la vaccination de cette cohorte plus proche des âges à risque

Seuls les pays du nord de l’Europe n’ont pas recommandé la vaccination systématique des adolescents.
 
La vaccination des adolescents a été recommandée:
-1992:Canada,Italie
-1993:Portugal
-1994:France
-1995:Allemagne,EtatsUnis
-1996:Belgique,Australie
-1997:Suisse
-1998:Grèce

3.4)Dix ou vingt ans de vaccination " universelle " pour une protection collective

Dans les pays ou la transmission horizontale du VHB à l’enfant est minime (la France en fait partie),la vaccination systématique contre l’hépatite B des nourissons aura peu d’influence avant au moins 15 à 20 ans de vaccination.La vaccination des jeunes adolescents permettrait d’envisager une diminution de la transmission 10 ans plus tôt.

En France comme aux Etats Unisdès 1991,un rappel après une vaccination initiale en trois injections n’est plus recommandé pour les sujets vaccinés dans l’enfance.Cependant,il n’est pas démontré qu’un rappel ne sera pas nécessaire pour protéger au-delà de 10 ans.

4)La part de la protection collective ne doit pas faire oublier la protection individuelle ni les conditions de surveillance des progrmmes collectifs

Quelles que soient les options retenues pour la vaccination de masse des nourissons et/ou des adolescents,les autorités des pays de faible endémicité d’hépatite B insistent sur l’importance de vacciner les personnes à risque élevé d’exposition.

D’autre part,bien connaître les modes et le niveau des risques de transmission permet d’envisager une information individuelle et/ou collective et des conseils de prévention.

La forte couverture vaccinale indispensable à la réalisation de cet objectif à long terme ne peut être obtenue que si elle s’appuie sur une information détaillée de l’ensemble des acteurs impliqués:directeur d’école et enseignants prévenus,matériel éducatif mis à la disposition des enseignants,documents remis aux élèves,formulaire de consentement remis aux élèves,effets indésirables recherchés systématiquement 24H après l’injection.

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