Le New England Journal of Medicine publie deux articles évaluant
l'impact des vaccinations sur le risque de poussée de
sclérose en plaques.
Dans la première étude, les
sujets inclus étaient issus de la banque de données
européennes sur la sclérose en plaques, ayant eu
une poussée en 93 et 97. La poussée index était
la première poussée confirmée par une consultation
de neurologie, et précédée d'une période
libre de 12 mois au moins. L'information sur la vaccination a
été obtenue par un entretien téléphonique
standard, et confirmée par les dossiers médicaux.
L'exposition à une vaccination dans les deux mois précédant
immétiatement la poussée a été comparée
à celle dans les quatre périodes contrôles
de deux mois précédentes, pour le calcul du risque
relatif (estimé par régression logistique).
Parmi les 643 patients ayant eun une poussée
de sclérose en plaque, 15% disaient avoir été
vaccinés pendant les 12 mois précédents.
94% des vaccinations ont été confirmées.
2.3% de tous les patientes avaient été vaccinés
pendant les deux mois précédant la poussée.
2.8 à 4% avaient été vaccinées dans
une ou plus des quatre périodes contrôles. Le risque
relatif de poussée associée à l'exposition
à un vaccin durant les deux mois précédents
étaient de 0.71 (IC 95: 04-1.26). Il n'y avair pas d'augmentation
du risque spécifique lié à l'utilisation
de vaccin anti tétanique, anti-hépatite B ni anti
influenza. Les analyses basées sur des périodes
de risque de 1 et 3 mois donnaient des résultats analogues.
Les auteurs concluent que la vaccination n'augmente pas le risque
de poussée de sclérose en plaques à court
terme.
La seconde étude a été
menée dans deux grandes cohortes américaines, celle
de la Nurses'Health Study (121700 femmes suivies depuis 1976)
et celle de la Nurses'Helth Study II (116671 femmes suivies depuis
1989). Chaque femme atteinte de sclérose en plaque a été
appariée à 5 femmes en bonne santé et à
une femme atteinte de cancer du sein. L'information sur la vaccination
contre l'hépatite B a été obtenue au moyen
de questionnaires et de certificats de vaccination. 192 femmes
atteintes de SEP et 645 cas-contôles ont été
icnlus. Le risque de sclérose en plaque associé
à l'exposition au vaccin anti VHB, à toute période
précédant l'apparition de la maladie était
de 0.9 (IC 95 0.5-1.6). Le risque de SEP associé à
une exposition au même vaccin dans les deux ans précédant
l'apparition de la maladie était de 0.7 (IC 95: 0.3-1.8).
La resctriction de l'étude au femmes ayant reçu
le vaccin recombinant donne des résultats analogues. Les
auteurs concluent à l'absence de corrélation entre
le risque de SEP et l'exposition au vaccin anti-hépatite
B.