Vulvites et vulvo-vaginites de la petite fille |
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Résumé: Nora GAUFFIER |
La vulvite est souvent signalée par la maman au décours de la consultation. Elle est parfois même un motif de consultation.
Ce signe clinique justifie un examen soigneux du périnée de la petite fille pour permettre de distinguer les vulvites simples des autres affections plus complexes.
Elle correspond à un érythème simple de la vulve, avec parfois extension aux grandes lèvres. Il n’y a pas de leucorrhées, et pas d’atteinte de l’anus.
La vulvite est fréquente, et bénigne quand elle est isolée.
Elle ne nécessite aucun prélèvement.
Son origine est irritative le plus souvent : soit l’enfant porte encore des couches, soit la vulvite est liée à un excès ou un défaut d’hygiène. On peut aussi retrouver une constipation à l’interrogatoire, ou des signes d’oxyurose (parasitose fréquente pouvant entraîner une vulvite isolée).
Il faut rassurer la maman, et lui prodiguer des conseils simples : culotte en coton à changer souvent, une toilette par jour, essuyage d’avant en arrière, régime riche en fibres…
De plus toute petite fille présentant une vulvite doit bénéficier d’un traitement d’épreuve anti-oxyure.
Elle associe des signes de vulvite et un écoulement vaginal (à différencier des leucorrhées physiologiques possibles à partir de 8 ans). Elle est rare chez l’enfant.
Il faut rechercher une atteinte anale associée.
Une vulvo-vaginite et/ou une atteinte ano-génitale justifient un prélèvement bactériologique devant le risque de pathologie infectieuse.
Les germes les plus fréquemment rencontrés sont les staphylocoques, les anaérobies, l’E Coli.
Une vulvo-vaginite bactérienne ou candidosique doit toujours faire rechercher des sévices sexuels.
Une vulvo-vaginite chronique doit faire rechercher un corps étranger.
Les atteintes périnéales infectieuses rencontrées chez l’enfant peuvent être :
Les autres atteintes :
Elles sont affaires de spécialistes.
Certaines maladies systémiques peuvent aussi avoir une manifestation périnéale : psoriasis, dermatose bulleuse auto-immune, maladie de Crohn ou Behçet.
Nous sommes tous amenés à voir au cabinet des petites filles atteintes de vulvite.
La vulvite simple ne justifie aucun examen, des conseils d’hygiène et un traitement anti-oxyure d’épreuve suffisent. Le plus souvent bénin, ce signe clinique doit néanmoins toujours entraîner un examen soigneux du périnée à la recherche d’une atteinte anale et/ou génitale.
Le cas échéant nous devons toujours faire un prélèvement dans l’hypothèse d’une origine infectieuse et évoquer des sévices sexuels ou la présence d’un corps étranger.
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