5 Avril 1999 Une rechute virologique sous HAART, est-ce grave en pratique courante? Tiré de: Clinical progression and virological failure on highly active antiretroviral therapy in HIV-1 patients: a prospective cohort study
Bruno Ledergerber and al.,Lancet 1999; 353: 863-68 (13 Mars 1999)
On connaît lefficacité des traitements antirétroviraux hautement actifs (HAART). Les auteurs ont choisi détudier lévolution clinique et virologique des patients sous HAART en pratique clinique de routine.2674 patients ambulatoires suisses, âgés de 36 ans en moyenne, dont 27.3% de femmes, ayant commencé un HAART entre 1995 et 1998 ont été suivis.
Une rechute virologique a été définie comme deux mesures consécutives supérieurs à 400 copies par ml dARN-VIH. Une analyse distincte a été faite des patients prétraités par antirétroviraux, et des patients naïfs de traitement.
90.7% des patients naïfs ont atteint une charge virale indétectable (inf à 400 copies par ml) en 12 mois. Parmi les patients prétraités, les taux de négativation de la charge virale variaient de 70.3% avec un seul médicament nouveau, à 78.7% avec trois médicaments nouveaux.
2 ans après avoir atteint des concentrations indétectables, 20.1% des patients naïfs et 35 à 40 % des patients prétraités présentaient une rechute virologique. A 30 mois, 6.6% des patients qui conservaient des charges virales indétectables, et 9% de ceux qui présentaient une rechute virologique, avaient développé un sida, ou étaient décédés.
Comparé aux patients qui gardaient une charge virale indétectable, le risque relatif de sida ou de décès était de 1 pour les patients en rechute virologique, et de 2.4 pour les patients qui navaient pas atteint une charge virale indétectable.
Les auteurs concluent que le taux déchec virologique des HAART parmi ces patients était élevé, mais que la probabilité dune progression clinique restait faible,même chez les patients en rechute virologique.
Pour en savoir plus: The Lancet
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